Propreté publique : Découvrez quelle note les Bruxellois accordent à leur ville "qui plonge souvent ses visiteurs dans la consternation"
La capitale est perçue comme sale par ses habitants. En 2022, une enquête de clean.brussels révèle que 85% des résidents sont dérangés par la saleté. Sauf qu'il n'existe pas vraiment de méthode scientifique pour mesurer la propreté, même si on enregistre une augmentation du nombre de déchets évacués.

- Publié le 23-06-2026 à 17h30

C'est un sentiment largement partagé : Bruxelles est sale. Pas partout, ni tout le temps. Mais “l’état déplorable de certaines parties de la ville plonge souvent les visiteurs et les habitants de la capitale de l’Europe dans la perplexité et la consternation”, constatait Andrea Bortolotti, chercheur à l’ULB, dans une étude de 2021.
En 2022, clean.brussels (la stratégie régionale de propreté urbaine) dévoilait les résultats d’une enquête citoyenne : 85 % des sondés indiquaient être dérangés par la saleté de la ville. En moyenne, la Région récoltait un très faible 4,1/10 au moment de noter sa propreté.
Comment les saletés sont-elles mesurées ?
La manière dont celle-ci est perçue dépend de nombreuses réalités sociologiques, démographiques ou culturelles. “Bruxelles pas belle”, titrait un journaliste français il y a quelques années. Comment tenter d’objectiver la situation ? Celle-ci évolue-t-elle vers un mieux ?
Par le passé, une méthode internationale d’évaluation et de comparaison avait été testée dans la capitale. “Chez nous, elle n’a jamais été véritablement utilisée car elle s’est révélée fastidieuse et parfois subjective”, explique-t-on à Bruxelles-Propreté, l’agence qui gère notamment les collectes de déchets ménagers.
Peut-on scientifiquement mesurer la propreté ?
À en croire Adel Lassouli, porte-parole, il n’existe pour l’heure aucune manière scientifique de “mesurer l’évolution de la propreté dans la ville. On peut prendre en compte comme indicateurs l’évacuation de déchets clandestins, ou le nombre de plaintes. Il y a une dizaine d’années, on tournait autour de 3.000 tonnes de déchets évacués."
Actuellement, on est plutôt à 5.000 tonnes. "Est-ce que cela veut dire que les dépôts clandestins ont augmenté ? Ou cela montre-t-il que nous sommes plus réactifs pour les enlever ? Il n’y a pas de critères objectifs qui permettent d’affirmer que la situation se détériore.”
