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Un syndicaliste en négociation de Bpost dénonce la direction : "ils veulent la paix sociale pour pas un balle"

Cinq semaines de grève, 12 millions de lettres en retard, 450 000 colis toujours bloqués à Bruxelles ou Charleroi… Et pourtant, rien n’est réglé. Si le travail a repris à bpost, ni plan d’avenir ni accord social ne sont en vue avant minimum la fin du mois de mai.

Chris Peeters, CEO de bpost.
Chris Peeters, CEO de bpost. ©Belga Image

“On essaie de trouver des formules pour sauver la boîte. On ne souhaite plus de grève. Mais on verra fin mai si le personnel adhère ou pas”, annonce un syndicaliste qui négocie au quotidien, sauf le 12 mai, jour de la manifestation nationale.

Les discussions entre syndicats, direction et conciliateurs sociaux restent cantonnées aux aspects techniques en commission paritaire ordinaire.

Bpost : 15 millions d’euros et 3 millions de colis récupérés par la concurrence, c’est ce que la grève a coûté

Pour rappel, la volonté de la direction de modifier les horaires et d’exiger plus de flexibilité du personnel — afin de s’adapter à la nouvelle réalité du marché des colis — avait déclenché le conflit. Un préaccord est intervenu le 16 avril, mais l’accord sur le plan de transformation et la nouvelle convention collective de travail reste introuvable.

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