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Critique de "L'espion utile" de William Boyd : "Il est heureux de vivre cet étrange entre-deux"

Dans l’épatant roman “L’espion utile”, William Boyd nous offre de nouvelles tribulations de Gabriel Dax, espion malgré lui.

©PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN ; LITTERATURE - RENTREE LITTERAIRE - LIVRE SUR LA PLACE 2018 - 41EME EDITION. Nancy 14 septembre 2019.

William BOYD lors de la 41ème édition du Livre sur la Place, premier salon national littéraire de la rentrée.

PHOTO Alexandre MARCHI.
William BOYD lors de la 41ème édition du Livre sur la Place, premier salon national littéraire de la rentrée. PHOTO Alexandre MARCHI.

L’écrivain anglais, 74 ans, nous avait plongé avec Gabriel’s Moon dans la guerre froide et les années 60. Son anti-héros était Gabriel Dax, un jeune écrivain qui raconte ses voyages et rencontre un certain succès. Mais, bien malgré lui, il est embarqué par le MI6 (services secrets anglais) et la séduisante espionne Faith Green dans une affaire trouble où on lui fait jouer le rôle de l’idiot utile. Le roman débutait avec l’assassinat de Lumumba.

Dans L’espion utile (qu’on peut lire indépendamment de Gabriel’s Moon), Gabriel Dax est à nouveau embarqué malgré lui dans la géopolitique des années 60 avec l’assassinat en 1963 d’un candidat à la présidence du Guatemala, un complot orchestré sans doute par la CIA, la mafia et l’United Fruit Company. Il est envoyé ensuite à Berlin où on craint un attentat contre Kennedy lors d’une visite où il prononcera son célèbre “Ich bin ein Berliner”, peu avant d’être assassiné à Dallas.

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