Maral, le bon petit plan d’Éric Boschman

Ce beau produit vient de se voir gratifier d’une médaille d’or au concours des spiritueux de Lyon.

@ D.R.

Ils sont trois. Ils aiment parcourir les forêts à la saison du gibier et comme leurs coreligionnaires, ils se réchauffent souvent à l’aide de sloe gin. Mais bon, le sloe gin, création écossaise, est souvent à base de gin médiocre et de parfum de prunelles pas forcément naturel. Son défaut majeur résidant dans un manque d’équilibre et de finesse, c’est alcooleux et sucré. Les trois associés vont faire la différence. Après les premières gelées, les prunelles sont mûres et expriment au mieux leurs parfums subtils. Les trois en ramassent et les mettent en macération dans un gin de qualité. Une distillation précise à la distillerie de Biercée, un de nos fleurons en la matière. C’est là que le premier confinement va jouer un rôle… Bloqués comme tout le monde, ils ne pourront pas faire mettre en bouteilles leur macérat. Et lorsque l’heure sera enfin venue, ils présenteront un produit qui n’aura pas loin d’un an, ce qui est exceptionnel. Une réduction et un peu de sucre pour arrondir les angles et le résultat est époustouflant de finesse et de longueur. De quoi réconcilier les palais les plus exigeants avec le sloe gin. Petit clin d’oeil, le Maral est commercialisé en bouteille mais aussi en “plate”, flasque chère au coeur de ceux qui foulent les profondeurs forestières en automne.
Infos: www.maralgin.be
 

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