Faut-il avoir peur de l'intelligence artificielle ChatGPT ?

L’intelligence artificielle accessible à tous fait une percée avec ChatGPT. Mais elle crée autant d’enthousiasme que d’appréhension.

intelligence artificielle
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Non, c'est formidable

Humanité
ChatGPT, un agent conversationnel en ligne depuis le 30 novembre, a été développé, dès 2017, par OpenAI. Une entreprise à “but lucratif plafonné” dont l’objectif est de promouvoir et développer une intelligence artificielle (IA) à visage humain qui “bénéficiera à toute l’humanité”.

Couches d’intelligence
ChatGPT repose sur trois couches de programmation. La première est un système langagier. La deuxième identifie l’intention de l’interlocuteur. La troisième est un système de contrôle des dérapages. Les IA précé­dentes sur Internet répondaient mal, voire se montraient racistes, homophobes ou sexistes…

Potentiel
Cet outil pourrait révolutionner de nombreux domaines comme la santé, l’éducation, l’informa­tique. Il sait corriger du code, traduire des textes, rédiger des paragraphes sur des sujets complexes, ­suggérer des diagnostics médicaux, expliquer des concepts scientifiques.

Futur
La variante actuelle de ChatGPT serait une version test amenée à être améliorée grâce aux interactions avec les utilisateurs. La déclinaison prochaine promet d’être encore plus convaincante, d’autant que Google, attaqué frontalement par ChatGPT, ne devrait pas tarder à diffuser son propre chatbot.

Oui, c'est trop dangereux

Actionnariat
OpenAI a été fondé en 2015 par, notamment, Sam ­Altman, président du plus important incubateur de start-up de la Silicon Valley, Reid Hoffman, fondateur du réseau social professionnel LinkedIn, Ilya Sutskever, ancien chercheur chez Google Brain, Will Hurd, ancien agent undercover de la CIA et Elon Musk qui a quitté l’entreprise en 2018 mais en déclarant continuer à la financer.

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Bien-pensance artificielle
Il ne vous indiquera pas le moyen de construire une bombe ou de commettre le crime parfait. S’il vous ­renseignera un numéro d’appel en cas d’idée noire, il n’en sera pas de même si vous cherchez à vous faire avorter ou euthanasier. ChatGPT est aussi censé éviter de slalomer entre les pièges du racisme et du sexisme...

Paresse, chômage
Cet assistant, si pratique pour les étudiants, pourrait les pousser à la paresse. De même qu’il pourrait mettre au chômage, à coups de présentations ou d’analyses effectuées en un temps record, des professions entières.

Flicage numérique
Utiliser ChatGPT, c’est consentir à renseigner son mail et son numéro de GSM. Les questions posées viendront enrichir le profil de l’interlocuteur. S’il avait fallu trois ans et demi à Netflix pour obtenir 1 million d’utilisateurs, dix mois à Facebook et cinq mois à ­Spotify, cinq jours ont suffi à ChatGPT.

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