La réalité virtuelle est-elle vraiment bénéfique pour les enfants?

La question fait débat entre les entrepreneurs et la communauté scientifique, sceptique sur les bienfaits de la réalité virtuelle chez les enfants.

un enfant teste la réalité virtuelle
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Mainak Chaudhuri est chef de projet pour la start-up française Actronika, qui développe des technologies liées au toucher dans les interactions entre humains et machines. Présent cette semaine au salon VivaTech à Paris consacré au numérique et aux start-up, il est convaincu que la réalité virtuelle est " la première étape vers le métavers et qu’elle ne présente aucun danger pour les enfants.

Ils participent simplement à une expérience; il ne s’agit pas de prendre part à une lutte contre les incendies ou être impliqué sur un champ de bataille. Nous ne créons pas de la souffrance ", explique-t-il à l’AFP.

L’omniprésence de Méta dérange

Néanmoins, des inquiétudes grandissent sur la façon dont la réalité virtuelle répond de plus en plus à des enjeux économiques. Parmi les investisseurs, Meta, maison mère de Facebook qui détient également Instagram et WhatsApp, est particulièrement influente sur cette technologie. Même si l’entreprise a déjà pris plusieurs mesures pour donner aux parents plus de contrôle sur le contenu auxquels ont accès les enfants, " le problème, c’est que les enfants soient exposés à un contenu qui ne les concerne pas ", s’inquiète Kavya Pearlman, experte en cybersécurité.

Au cœur de ses préoccupations: la manière dont les enfants peuvent être amenés à devenir des créateurs de contenu sans le vouloir ou l’exposition à du contenu violent et sexuel. En témoigne l’histoire de Nina Jane Patel, une entrepreneuse britannique harcelée dans une expérience immersive. " Je suis entrée dans l’espace commun et, quasiment immédiatement, trois ou quatre avatars masculins se sont rapprochés de moi: je me sentais comme prise au piège ", raconte à l’AFP. " Ils ont commencé à me harceler verbalement, ont attouché mon avatar sans mon consentement. Pendant ce temps-là, un autre prenait des photos ", a-t-elle ajouté.

Pour Valentino Megale, un pharmacologue américain spécialisé en neurosciences, le risque pour les enfants est " que la réalité virtuelle provoque des changements sur leur identité, leurs émotions, leur psychologie, alors qu’ils sont justement en train de forger leur personnalité ".

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