Un week-end à Tournai : notre itinéraire idéal

Au cœur du Hainaut, la Cité aux cinq clochers est la destination parfaite pour un week-end alliant culture, dépaysement et gastronomie. Dans le plaisir et la détente, on a tracé le parcours idéal.

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Se promener sur les quais de l’Escaut. © Anibal Trejo

Tournai, l’une des plus vieilles villes ­gallo-romaines de Belgique, a plus d’un tour dans ses rues et on peut s’y promener tranquille le long d’un week-end qui peut commencer, samedi matin, par une visite au Musée des Beaux-Arts (rue de l’Enclos Saint-Martin 3). Conçu par Victor Horta, avec son étonnant plan en forme de tortue et recouvert entièrement par des verrières, ce musée possède une collection étonnante où l’on trouve des chefs-d’œuvre de la peinture – Monet, Van Gogh, Seurat, Bruegel, Rogier de La Pasture (originaire de Tournai), James Ensor à qui une salle est entièrement dédiée. On trouve aussi Argenteuil et Chez le père Lathuille, les deux seuls tableaux de Manet exposés en Belgique et régulièrement prêtés à travers le monde. Une collection riche qui mérite bien des travaux de rénovation et d’extension prévus pour la fin 2023…

Avant d’entamer les découvertes de l’après-midi, on s’arrête pour un lunch rapide au Corto Malte (quai Saint-Brice 18). Situé sur les quais, ce petit restaurant offre un cadre industriel très tendance et la possibilité – si le temps le permet – de se ­restaurer sur sa grande terrasse. On y savoure des tapas pour un budget raisonnable (6 euros la tapa). Le choix est varié: saucisse italienne avec sa purée à l’ail, tartare thaï, œuf mollet aux morilles, dip de cajou… L’après-midi, si on se promène avec les enfants, on conseille de passer à l’office du tourisme (place Paul-Émile Janson 1) et de demander (c’est gratuit) Mon aventure avec Martine, un petit cahier d’aventures qui permet de découvrir le cœur historique de la ville en compagnie de ­Martine et son chien Patapouf. Martine est très présente dans le cœur des Tournaisiens car son papa, Marcel Marlier, né à Mouscron et habitant de Froyennes, s’est largement inspiré de la ville pour nourrir son œuvre. Vous ne manquerez d’ailleurs pas de vous arrêter au Fort Rouge, une tour d’enceinte où trône la statue de Martine!

Samedi après-midi

Si vous êtes adepte de la marche, avec ou sans enfants, tentez le village de Mont-Saint-Aubert, assez proche de la ville et accessible en voiture ou en transports en commun. De là, plusieurs balades sont possibles. Notre coup de cœur: le Sentier des Poètes. À travers les sous-bois – si agréables en automne – on tombe ici et là sur des extraits de poèmes gravés sur la pierre. L’occasion aussi de découvrir un superbe panorama de la ville aux cinq clochers. Comptez plus ou moins deux ­heures pour cette promenade, longue de 8 kilo­mètres. Une fois de retour dans le centre de ­Tournai, pourquoi ne pas s’arrêter dans un petit salon de thé? On recommande MilyPat (Grand-Place 1), le paradis des gourmands. Dans un décor Alice au Pays des merveilles, on savoure ici des cupcakes, des macarons, des beignets et des cookies, mais aussi une très belle sélection de thés.

Tournai

La Grand-Place et le beffroi. © Gabriele Croppi

Après ce break douceur, dirigez-vous vers la cathédrale Notre-Dame (place de l’Évêché 1). Le fameux édifice aux cinq clochers, construit dans un premier temps en style roman et reconstruit à l’époque gothique, est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Point de mire au ­centre du porche occidental de la cathédrale, la statue de la Vierge Notre-Dame des Malades devrait bientôt être restaurée. Après la visite, n’hésitez pas à vous balader dans les petites rues aux alentours, en vous dirigeant vers le beffroi. Malheureusement fermé au public pour une période indéterminée, l’édifice n’en reste pas moins le point d’exclamation dans le paysage de Tournai. Autre point d’intérêt notable, l’église Saint-Quentin avec ses deux impressionnantes sculptures en pierre blanche d’Avesnes, représentant l’archange Gabriel et la Vierge.

Samedi soir

Tournai et sa région recèlent une offre généreuse en chambres d’hôtes. On conseille Oniro (rue Fontenoy 30), un endroit luxueux, idéalement situé et facilement accessible. Un havre de paix impressionnant, à l’architecture Art déco, où vous disposerez également d’un parking privé. Tout confort, chacune des cinq chambres est merveilleusement décorée – certaines étant équipées d’un espace bien-être ­privatif. C’est le cas des suites Utopia, avec jacuzzi et hammam, et Wellness qui contient aussi un sauna. Le prix varie en fonction de la chambre choisie, mais comptez minimum 190 euros la nuit, petit déjeuner compris. Les valises posées et le moment de détente passé, vous voilà prêt pour le repas du soir. En termes de gastronomie, ­Tournai n’a pas de leçons à recevoir avec une ­multitude de bonnes adresses. Nos suggestions? Le Nou Restaurant (rue Saint-Martin 35) propose une jolie expérience de saveurs avec une carte essentiellement construite autour de produits locaux. Autre coup de cœur, Le Chef & moi (rue du Chevet Saint-Pierre 6), un endroit cosy qui offre une cuisine raffinée, réalisée par le chef en live devant vous. Si vous souhaitez prolonger la soirée, le centre-ville regorge de bars comme Le Quai des bananes (pour les cocktails), La Crypte, récemment ouvert et qui dispose non seulement d’une décoration à couper le souffle mais aussi d’une carte impressionnante. En panne d’inspiration? Filez sur la page Facebook “Les bons plans de Charlotte en ville”, très bonne source d’inspiration.

Dimanche matin

Après le petit déjeuner, on continue l’exploration des musées les plus emblématiques de la ville. Premier arrêt au Musée de Folklore et des Imaginaires (Réduit des Sions 36). Un voyage dans l’histoire de la vie quotidienne des Tournaisiens depuis les années 1800, à travers différentes collections et la découverte d’objets insolites comme l’empêche-pipi – petite construction de forme conique ou arrondie empêchant d’uriner dans les coins sous peine de mouiller ses chaussures! Le musée propose également plusieurs reconstitutions (salle de classe, pharmacie, chapelle…) dont certaines – comme celle du sort réservé aux orphelins – sont assez touchantes. Avant d’enchaîner avec une ­dernière visite, on prend le temps d’une pause déjeuner. Le Nou (qu’on a découvert plus haut) propose une formule tout comme Patio’nément (rue Childéric 9).

Musee d'Histoire Naturelle et Vivarium Tournai

Le vivarium du Musée d’Histoire naturelle. © prod.

Avant de boucler ce week-end découverte – qui en appelle évidemment d’autres puisque toute la région Wallonie picarde est riche en explorations diverses -, on prend encore le temps de faire une halte au Musée d’Histoire naturelle et vivarium (rue Saint-Martin 52). Le plus ancien musée ouvert en Belgique (il a été inauguré en 1829) propose Birds, une exposition de photographies signées Nathalie Amand. Ailleurs dans le musée, on prend plaisir à contempler le vivarium où ­évoluent poissons, mygales, amphibiens et rep­tiles vivants dans des habitats reconstitués. On s’arrêtera aussi au cœur du jardin scientifique pour découvrir sa serre aux magnifiques papillons exotiques. On s’émerveillera devant l’état de ­conservation des 17.000 spécimens que compte le musée. Ou on y reviendra pour une prochaine exploration…

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