Cinq applications pour consommer autrement

Oui, notre smartphone peut devenir l'allié d'une consommation plus responsable et plus solidaire. La preuve par cinq.

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Too Good To Go, l’appli anti-gaspi

Elle est devenue un acteur incontournable de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Avec plus d’un million d’utilisateurs en Belgique, l’application Too Good To Go a déjà pu sauver près de quatre millions de repas. Son principe est simple: récupérer les invendus des commerçants locaux, à prix avantageux. Ce qui vous permet de faire la différence – et des économies – à l’heure où un tiers de la nourriture produite dans le monde est jetée. Chez nous, on estime qu’un Belge gaspille en moyenne 345 kilos de nourriture par an, soit près d’un kilo par jour…

Too Good To Go qui a levé récemment 25 millions d’euros va désormais s’attaquer à un autre défi de taille: les Etats-Unis, où le gaspillage alimentaire atteint 40%.  

Yuka, savoir ce que l’on mange

Pour se repérer dans la jungle des additifs, des taux de sel et de sucre, des graisses saturées et autres ingrédients nocifs pour la santé, il suffit de télécharger Yuka. Lancée en 2017, l’application française décortique pour vous les étiquettes en un clin d’œil. Après avoir scanné le code-barres d’un produit, une note (entre 0 et 100) et une couleur (du rouge au vert) en ressortent, permettant de jauger sa qualité. Pour les produits « médiocres » ou « mauvais », ce guide pour ne pas acheter n’importe quoi propose également des alternatives.

Forte de ses vingt millions d’utilisateurs, cette initiative ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs travers ont été pointés ces dernières années, dont notamment celui de ne pas tenir compte de la concentration de l’ingrédient indésirable. Que ce dernier soit présent en grosse ou petite quantité, la sentence est la même. Populaire et imparfaite, l’application indépendante a surtout l’avantage d’informer et de pousser les industries alimentaire et cosmétique à assainir leurs produits.

Clean Beauty, le glossaire du cosmétique

Comme Yuka, Clean Beauty décode le charabia des listes d’ingrédients à rallonge des cosmétiques. Pratique pour faire le tri dans sa salle de bain, l’application détecte immédiatement les ingrédients controversés et les allergènes, sans attribuer pour autant une note globale aux produits. À la place, elle fournit une information claire et documentée, en expliquant en quelques lignes quels ingrédients sont controversés et surtout pour quelles raisons.

Trëmma, un Vinted version solidaire

Trëmma ressemble à n’importe quel site ou application de vente en ligne, à la seule différence qu’ici, l’argent récolté ne revient pas au vendeur, mais à une association de son choix. Cette initiative solidaire vient d’être lancée par l’association Emmaüs, fondée par l’Abbé Pierre. Raison pour laquelle elle est pour l’instant seulement disponible en France. Alors que le seconde main a le vent en poupe, une version belge pourrait toutefois bientôt voir le jour. C’est même primordial pour les associations qui récoltent des vêtements et des objets d’occasion, si elles veulent espérer résister face aux plateformes commerciales que sont Vinted ou Marketplace.

GiveActions, la bonne action au quotidien

Planter des arbres, offrir des repas aux sans-abri, dépolluer les rivières… Il est possible d’aider ces projets, simplement en regardant des publicités. C’est le principe de la start-up belge Give Actions: faire un don gratuitement. Ce qui permet à chaque individu d’avoir un impact sur la planète et la société, indépendamment de son portefeuille.

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