La Luck, le restau à jeux de société qui cartonne à Bruxelles

Depuis la fin du mois d'août, Bruxelles fait partie des rares villes au monde à posséder un restaurant à jeux de société. Un succès impressionnant qu'on comprend aisément. Son fondateur, Laurentin Dathis, nous en conte la genèse, cartes sur table.

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La Luck fait partie de ces endroits qui deviendront bientôt des incontournables bruxellois, voire belges. Situé au fond d’une petite cour de la rue Washington à Ixelles, capitale des bobos et choix stratégique pour un tel lieu, l’établissement à ouvert ses portes fin août. En arrivant dans l’entrée boisée, rien ne laisse présager ce qu’il se trame à l’étage. Et ce n’est pas anodin. « Il y a beaucoup d’espace et de place. Ce qui donne aux clients la possibilité de boire un verre ou de manger tranquillement sans pour autant jouer« , explique Laurentin Dathis, co-fondateur de La Luck. Une poignée d’escaliers sépare le bar du palier supérieur. Deux étages, deux ambiances. Souvent (très) remplie, la salle de jeux accueille les férus et les novices de jeux de société. Avec près de 400 jeux différents, les sommeliers ont de quoi faire pour divertir tout ce petit monde. Car c’est là que se situe la principale force de La Luck : son expertise en la matière. « Quand on achète soi-même un jeu de société, il faut lire les règles, les comprendre et ensuite savoir les expliquer à ses potes. Pas évident. Chez nous, tu mets les pieds sous la table et on fait le reste. Ça facilite l’accès aux jeux et ça créer une curiosité, une envie de jouer davantage« , explique Laurentin.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

No more boring dates ? #laluckbrussels

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Une offre démocratique

Si le secteur des jeux de société se porte de mieux en mieux depuis dix ans, le prix de ceux-ci ne diminue pas pour autant. Pour seulement cinq euros par visite, La Luck offre un service de qualité à ses visiteurs. En fonction du nombre et des envies de chacun, les sommeliers proposent des jeux, les expliquent et recommencent autant de fois que les clients le souhaitent.

Atout majeur du lieu : sa restauration. Entre célèbre poutine québecoise et pancakes recouverts de sirop d’érable, La Luck propose une cuisine élaborée, locale et de saison. « Mais ça c’est la moindre des choses« , continue Laurentin. « Cuisiner bio et faire attention à l’environnement, nous estimons que c’est la base« . Les fondateurs misent sur une expérience complète. « 95% de nos clients ne se contentent pas de jouer, ils mangent également. » À raison. Autre point fort non négligeable, le succès des brunchs du samedi ET du dimanche. Pour l’avoir testé, on ne peut que l’approuver. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Eggs Benedict, pancake tower, morning poutine, Açaí bowl… Wake up! It’s brunch time ??

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Histoire d’un succès

Depuis qu’il s’est associé à son frère en 2016, Laurentin Dathis collectionne les succès. Pourtant, il n’est ni tombé dans les jeux de société à la naissance, ni dans l’horeca. À l’origine, Laurentin est ingénieur. Rien à voir donc. « J’avais envie de faire une pause et de m’associer avec mon petit frère. J’ai longtemps vécu au Québec où j’ai découvert le concept de bars à jeux de société que j’ai trouvé génial. » Il se donne alors un an pour ouvrir un endroit similaire à Lille et retourner dans son Canada d’adoption ensuite. C’était sans compter le succès impressionnant du premier La Luck de l’histoire. « Je voulais créer un restaurant. Jusqu’à présent, je n’avais vu que des bars à jeux. Je trouvais ça cool de pouvoir manger un vrai repas tout en jouant. » Sur du long terme, l’idée était de créer une réelle alternative au cinéma et, plus anciennement, au bowling. Aujourd’hui, le restaurant lillois compte 1.200 jeux sur ses étagères et refuse une cinquantaine de personnes tous les soirs. « On peut rarement espérer qu’un établissement fonctionne aussi bien« , lâche celui qui n’est finalement pas retourné vivre de l’autre côté de l’Atlantique.

Aucune raison pour les deux frères de s’arrêter en si bon chemin. Ville voisine de notre Plat pays, Lille compte son lot de touristes belges. « Beaucoup d’entre eux venaient à La Luck. Tous étaient d’accord pour dire qu’un tel lieu cartonnerait à Bruxelles. J’ai passé une semaine ici et j’ai beaucoup aimé l’ambiance et les gens. J’ai retrouvé des similitudes avec le Québec. » Alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Une fois de plus, les calculs du Français sont bons et l’établissement attire déjà de nombreux clients, contents de ne plus devoir passer la frontière pour profiter d’un tel endroit. « Pourtant le lieu nous a été présenté comme maudit. Il y a eu beaucoup de faillites« , raconte Laurentin. Nul doute sur le fait que La Luck ne connaîtra pas un tel sort et saura tirer son épingle du jeu.

Les 3 jeux trop cool qu’on a découverts à La Luck (mais on n’a pas eu le temps de tester les 400) :

  1. Les ombres de Macao : Jeu de stratégie individuel, Les ombres de Macao emmène ses joueurs au cœur d’une mafia chinoise où le chef vient de mourir. Votre mission : prendre soin du business familial et aider la veuve à obtenir le pouvoir sur les autres mafias. Concrètement, le but est d’être le premier à recruter sept membres et récolter un maximum d’argent. S’il ne fait pas le bonheur, il aura le mérite de vous sacrer champion.
  2. Tu te mets combien ? (ou TTMC pour les intimes) : Certainement LE jeu pour bien commencer les soirées entre potes (avant de passer à Blanc Manger Coco, évidemment). Situé entre le jeu d’ambiance et le quiz de culture générale, TTMC propose des thèmes farfelus à ses joueurs. Le but : auto-évaluer à quel point on s’y connaît sur un sujet entre 1 et 10, répondre à la question qui correspond à l’estimation et avancer du nombre de cases en cas de bonne réponse (4 cases si on répond correctement à la 4e question, 7 cases si c’est la question 7, etc.) Alors, tu te mets combien en animaux imaginaires ? Et en Johnny Hallyday ?
  3. Links : Un jeu pour éviter de s’affronter et plutôt miser sur la coopération (les mauvais perdants on vous voit). Ensemble, les joueurs doivent tenter d’assembler 49 indices avec 50 images après avoir défini un niveau de difficulté. La dernière illustration restante doit correspondre au bon code, sinon c’est perdu. Un jeu simple de loin, mais loin d’être simple. De notre côté on a testé le troisième niveau de difficulté et on ne s’est pas senti très malins…

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