Nos bonnes adresses pour des achats réfléchis

Comment concilier consommation avec respect de sa santé, éthique et bien-être animal… voire tout à la fois? Petit slalom d’adresses à travers le champ des préoccupations actuelles.

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C’est la tendance! Les initiatives engagées pullulent et offrent des solutions aux défis, interconnectés, posés aujourd’hui. Ces projets tiennent compte de ce que l’on ne peut plus ignorer aujourd’hui: les effets néfastes de la production industrielle sur notre santé, les conséquences désastreuses d’une consommation de masse exponentielle sur la planète, mais aussi sur les conditions de travail des travailleurs les plus précaires de la chaîne de production. Nos choix de consommation finissent par peser. Le mouvement mène à l’établissement de nouvelles normes et de comportements responsables: besoin de produits sains et locaux, retour aux basiques, à un sens donné à chaque achat… Voici une sélection complètement subjective d’adresses près de chez vous, par type de préoccupation, ou les combinant ce qui les rend d’autant plus intéressantes.

Les cosmétiques bio

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Au rayon cosmétique, le naturel revient aussi au galop. Quand on ne s’est pas encore décidé pour le DIY, les alternatives bio font le marché.

Où les trouver? Sur le site de Slow Cosmétique.

Le bon exemple: les savons de Lyna, à Bruxelles.

Depuis quelques années, la petite boutique du quartier des Marolles a pris non seulement le tournant du bio, mais aussi du zéro déchet. Les quatre cinquièmes de l’offre sont certifiés, labels sérieux à l’appui. Déodorants en crème ou solides, savons saponifiés à froid (qui gardent grâce à ce processus de cuisson tous les nutriments des ingrédients de base), dentifrices solides, huiles sèches… les produits viennent de Belgique, de France ou du Maroc. On peut venir avec ses propres contenants et repartir aussi avec des produits d’entretien pour la maison.

Les produits alimentaires bio

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Le bio s’impose dans le secteur alimentaire. Qui n’a aujourd’hui pas envie de prendre soin de sa santé? Les supermarchés bio germent, industriels ou d’initiative locale, proposant parfois aussi des cosmétiques ou produits d’entretien pour la maison respectueux de nos organismes. Les petites et moyennes surfaces locales entraînent avec leur implantation de proximité un plus grand respect des valeurs écologiques.

Où les trouver? Sur le site des pages vertes.

Le bon exemple: Georgette, à Cointe.

L’idée lui est venue en octobre, en voyant la surface commerciale d’un GB Express abandonnée depuis quatre ans, “Cointe n’avait jamais eu de grande surface d’alimentation de qualité”, déclare Chris, ancien consultant en stratégie digitale, qui se forme sur le tas et ouvre fin février Georgette, un supermarché bio. L’enseigne vend 1.200 références (dont des cosmétiques et produits d’entretien en vrac), une toute grande majorité labellisée, le reste issu de l’agriculture ou d’une production raisonnée. Chris espère réduire au fur et à mesure les emballages en plastique, pour donner encore plus de cohérence au projet.“L’industrie plastique doit évoluer, mais ça prend du temps.”

Le durable

Photo by Daria Shevtsova on Unsplash

Le souci de la durée de vie du produit signe le retour de la quincaillerie/droguerie version contemporaine, sorte de caverne “aux trésors publics”, où acheter des objets du quotidien fabriqués par des marques qui ont fait leur preuve, des produits “inoxydables”, fonctionnels, sortis d’ateliers au savoir-faire traditionnel dont l’esthétique et l’usage font partie de notre mémoire collective.

Le bon exemple: Sapiens Sapiens, à Liège.

L’incontournable petite boutique concept se niche depuis fin 2017 dans le quartier historique de la cité ardente. Le couple derrière le comptoir rencontre les fabricants et possède le talent de dénicher du solide intemporel, du design fonctionnel, du basique indispensable: brosserie, accessoires de salle de bain, nécessaire de rasage, ustensiles de cuisine, papeterie, etc. Les verres, vases, bougies sont réalisés à partir de bouteilles par les Français de Q de bouteilles (un bel exemple d’upcycling)… le tout présenté sur les étagères belges KewLox.

Les textiles bio

Photo by Shanna Camilleri on Unsplash

Le bio ne se limite pas aux supermarchés alimentaires. Il tisse des liens avec le textile. Le fascinant secteur de la mode fait partie du top 3 les plus polluants avec son usage intensif de produits chimiques, sa pollution environnementale, son énorme consommation d’eau, ses kilomètres parcourus, ses invendus détruits.

Où les trouver? Sur le site Happy Green Me.

Le bon exemple: L’Envol du colibri.

Le projet combine une offre bio, en coton organique, ou même pulpe de bois ou de chanvre, avec une attention à l’équitable. Les deux initiatrices renouvellent également la façon de vendre: outre un webshop, elles arpentent les événements fairtrade, participent à des pop-up stores, organisent des portes ouvertes, ou prennent rendez-vous à domicile, “une manière douce de faire du shopping”, pour présenter 25 marques qui ont réfléchi à des tas d’autres aspects que le profit.

Éthique

Photo by Niclas Illg on Unsplash

Contribuer à un changement des conditions dans lesquelles travaillent les personnes en début de chaîne de production dans le secteur industriel, c’est possible. Comment? Notamment en suivant l’adage “acheter moins, mais mieux”. C’est-à-dire soit labellisé Fairtrade – équitable –, soit fabriqué en Belgique par des petits labels ou artisans, ou du moins en Europe. Tout en sachant que le meilleur achat, et plus particulièrement dans le secteur textile sous pression, est celui que l’on ne fait pas. Une étude révèle par ailleurs que les Belges ne portent en moyenne que 12% de leur garde-robe (www.movinga.fr). Pour faire slow, on peut aussi acheter ou vendre en vide dressings, brocante, seconde main, ou troquer.

Où les trouver? Sur le site de la Fédération belge Fairtrade, sur celui de Mode Autrement, sur la carte des initiatives slow fashion d’Oxfam, ou encore sur le site www.res-sources.be.

Le bon exemple: le site Up & Down Hill.

La plateforme créée par la jeune Namuroise Mia Charlier réunit une dizaine de créateurs belges “slow fashion”, pas nécessairement tous bio, mais produisant des pièces en petite quantité, parfois à partir de textile existant. Les livraisons sont assurées par Bubble Post, à vélo ou en voiture électrique.

Circuit court

Photo by Peter Wendt on Unsplash

Lorsque n’intervient qu’au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, on parle de circuit court: vente à la ferme, dans les marchés, via des groupements d’achat (réseau des GASAP, par exemple), via des coopératives ou par Internet. Acheter au plus près du producteur, pas nécessairement bio mais près de chez soi, reconnecte avec les personnes impliquées, le mode de production et la qualité des produits. Zapper les intermédiaires permet également de mieux maîtriser les prix de vente.

Où les trouver? Sur le site de C’est bon, C’est Wallon.

Le bon exemple: la “bièrerie” Dekkera, à Bruxelles.

Ce bar implanté dans le quartier Wiels, dans le bas de Forest, vend des bières artisanales, un secteur en totale ébullition, et organise dégustations et événements. Le lieu animé dans le quartier de l’ancienne brasserie Wielemans Ceuppens, devenu centre d’art contemporain, vend pas mal de références, belges et alentours.

Zéro déchet

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Les nouvelles épiceries, bio, proposent de plus en plus de références en vrac, à transporter dans des sacs en coton pour zapper le plastique, ou des récipients en inox ou verre (revoici les fameux bocaux en verre Weck ou Le Parfait) – on peut aussi les amener chez le boucher ou le fromager… Les enseignes de cosmétiques ou soins quotidiens exposent désormais brosses à dents en bois ou en bambou à brosse amovible, cure-oreilles ou serviettes hygiéniques réutilisables. Des sites de vente responsables alignent gourdes et pailles en inox…. Le Zéro déchet parie sur la non-production de déchets plutôt que sur le recyclage, coûteux.

Où les trouver? Sur le site d’Ecosonso.

Le bon exemple: le site… Zéro Déchet.

Basé à Leuze-Eghezée, Zéro Déchet fournit tout le matos, principalement en provenance de Belgique, réutilisable pour les courses, la conservation des aliments, la salle de bain ou le pique-nique. On y croise des cups menstruelles, des disques démaquillants lavables, des mouchoirs en tissu, un porte-savon à utiliser pour faire mousser, ou des Wrapi, alternatives au film plastique.

Upcycling ou surcyclage

Photo by Kyle Frederick on Unsplash

Récupérer et transformer, donc ajouter une plus-value, s’appelle “upcycler”. Vêtements de seconde main customisés, objets déco actualisés, bijoux anciens revalorisés par un design contemporain, rien ne se perd – ni ne s’oublie –, tout se transforme. Un procédé, qui pousse à la créativité, en phase d’accéder à la reconnaissance par le monde de la mode.

Le bon exemple: Distinct Design

Démarche inédite, le duo de garçons derrière ce label récupère des bâches publicitaires tendues devant des bâtiments en travaux et les transforme en accessoires quotidiens, portefeuilles, pochettes, housses pour ordinateurs, ou bijoux.

Vegan

Photo by Simon Matzinger on Unsplash

Les produits fabriqués sans toucher aux animaux (cosmétiques et textiles) affichent des nouveaux matériaux, parfois recyclés, pour encore plus de responsabilité écologique. Un respect qui va de pair avec celui de la terre.

Où les trouver? Pour les boutiques (surtout de produits alimentaires): www.vegetarisme.ch 

Le bon exemple: Norm

Les baskets vegan auront bientôt une alternative belge, les Norm, fabriquées en Europe à partir d’un fil obtenu par le recyclage de six bouteilles en plastique. Ce processus de fabrication réduit l’empreinte carbone. Chaque paire vendue entraîne la plantation de deux arbres; vegan et écoresponsable. Un financement kickstarter, encore ouvert pour 8 jours, a déjà très largement dépassé son objectif.

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