Scandale dans les tribunes d'Anderlecht-Standard : le foot, c'est trop le footoir

Les matchs entre Anderlecht et le Standard sont toujours un peu à part. Mais la haine de l’adversaire prend des proportions énormes.

Anderlecht Standard
© BelgaImage

Le dernier Clasico en date était un chouette match. Il y a eu des buts, plein d’occasions et pas mal de suspense. Personne n’aurait hurlé au scandale si Anderlecht s’était imposé mais le point du Standard est assez mérité aussi. Sur la pelouse donc, les choses se sont bien passées. Dans les tribunes, ce fut autre chose.

On a eu droit aux traditionnelles invectives entre les deux camps. Les uns vous diront que c’est du folklore, les autres estimeront que c’est de la simple et bête vulgarité. Il faut se faire une raison : les insultes font définitivement partie de ce genre d’événement. C’est à l’image de la société actuelle finalement. Les gens qui ne pensent pas la même chose estiment que c’est super enrichissant de traiter l’autre de tous les noms. Je l’ai vécu après le match. Sur les réseaux sociaux, j’ai écrit quelques lignes en me réjouissant de voir finalement deux chouettes équipes sur le terrain. En ouvrant mes messages le lendemain matin, j’ai été consterné de voir le nombre de gens qui avaient répondu à ce petit texte en étalant toute leur haine et leur méchanceté. Triste époque.

À la fin du match, il n’a pas que le coup de sifflet final qui a retenti. Une énorme déflagration a secoué la tribune des supporters du Standard. Un Anderlechtois venait d’envoyer un pétard vers le camp adverse. Et ce devait être un fameux engin vu le bruit et la fumée. Comment peut-on entrer dans un stade avec du matériel aussi dangereux ? Incompétence des stewards ? Indulgence des clubs qui ne veulent pas priver de fans qui paient ? Dans tous les cas, c’est un solide scandale. Des supporters liégeois ont répondu en cassant des sièges et en les lançant vers leurs opposants. Des enfants ont vu voler tout ça vers eux. Qu’on ne me dise pas qu’on ne peut pas identifier ces gens. Sans caméra, j’ai pu sans aucun problème observer le visage de quelques enragés mauves et rouges. À la sortie du stade, des débris de verre jonchaient le sol. On s’était manifestement bien affronté là aussi. Il est plus que temps de mettre de l’ordre dans tout ça.

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