Antidépresseurs : un Belge sur dix prend ces vitamines du malheur

La consommation d'antidépresseurs et les burn-out au travail explosent. Quelles leçons à tirer et quels conseils pour se soigner naturellement ? C'est notre dossier de la semaine.

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Les chiffres reçus en exclusivité de l’Association belge pharmaceutique et de l’Inami font peur. ­Malgré les efforts de nos services de santé (200 millions supplémentaires investis), la consommation des anxiolytiques en principe réservés aux dépressions graves stagne à un niveau bien trop haut (1,1 million de doses journalières). Les antidépresseurs qui devraient être limités aux cas sévères ou modérés sont en explosion: 362 millions de doses consommées en 2021. Un Belge sur dix est concerné par cette médication, majoritairement des femmes, mais désormais aussi des jeunes. On peut ­toujours accuser des généralistes débordés et harcelés de les prescrire trop vite et pendant trop longtemps, malgré les risques d’accoutumance et de dépendance. On peut égrener des causes de cette anxiété générale: le Covid, le manque de perspectives, sinon celle du réchauffement climatique. Mais il faut s’arrêter tout particulièrement sur la hausse soudaine et spectaculaire des burn out (+ 66 % en 3 ans), au point que le concept de “bonheur au travail” devient quasi insultant pour tous ceux qui ­peinent. Comme nous ne vivons pas dans une société apaisante et que nous ne pourrons pas la changer dès demain, nous avons aussi demandé les conseils du ­psychiatre pour préserver sa bonne santé mentale sans utiliser le dernier des recours: les psychotropes.

Retrouvez notre dossier de la semaine : La Belgique sous antidépresseurs

© Moustique


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