"Auto" est-il devenu un gros mot ?

Dès ce vendredi, le Salon de l'auto reprend ses quartiers au Heysel. L'occasion de faire le point sur la voiture au cœur d’une inévitable transition. C'est notre dossier de la semaine.

voiture électrique
© BelgaImage

Il y a vingt ans, le Salon de l’auto de Bruxelles attirait 750.000 visiteurs. Sa 100e édition, la première post-Covid et sans moto, ne connaîtra plus pareil succès. Malgré de vraies innovations: une inscription en ligne nécessaire comme au festival de Tomorrowland, des exclus nationales et européennes, un grand jeu de simulation F1, une exposition historique virtuelle et un dôme aux ­questions pratiques, surtout d’ailleurs autour des moteurs électriques, un enjeu prioritaire mais encore semé d’obstacles qu’on a placé au centre de notre dossier.

Mais c’est loin d’être la seule interrogation au cœur d’une inévitable transition. On ne peut pas imaginer que la ­Belgique comptera encore demain 6 millions de véhi­cules (400.000 voitures neuves vendues par an). Mais il ne sera pas non plus possible de continuer à gérer la mobilité à coups de restrictions voire d’interdictions, même sous une bannière Good Move. De plus en plus chère (comptez 1.000 euros par mois pendant les premières années d’amortissement), ce qui fait exploser le marché de l’occasion, toujours plus réglementée, parfois boudée par les jeunes et les citadins, la voiture reste nécessaire et trop souvent sans alternative. Son avenir est incertain. Mais les productions chinoises, qui dominent déjà le marché électrique, y tiendront certainement une part majoritaire.

Retrouvez notre dossier de la semaine : Ma voiture, mon souci

 

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