Jackpot pour les hauts fonctionnaires bruxellois : «Mais pourquoi fichtre la population n’a-t-elle plus confiance en ses politiques ?»

Après le Parlement wallon et le Parlement européen, la Région bruxelloise se met à niveau…

parlement bruxellois
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Le Parlement de Wallonie avait son huissier harceleur-claqueur de millions et le Parlement européen, ses députés “Qatar-friendly”. Et kwè, rien à Bruxelles? Rien. Limite un goût de trop peu. Nan, je blaguais! Pour y trouver du gaspi d’argent public bien grassouillet, il suffisait de gratter du côté des hauts ­fonctionnaires bruxellois. Je plante le décor… En Région Bruxelles-Capitale comme ailleurs, vous avez des administrations ou des Organismes d’intérêt public (OIP). Et pour les diriger, des “directeurs chefs de service”. Ces top-fonctionnaires sont désignés à la tête de leur service pour un mandat de cinq ans, mais renouvelable une fois ou plus. Réglo. Pour être prolongés, ils doivent à chaque fois être “positivement évalués”. Donc bien. Et c’est ici que l’affaire part en chtouille… Après deux mandats (donc dix ans), ledit/ladite directeur/trice conservera sa rémunération… pour tout le reste de sa carrière. Vers les 120.000 boules brut par an, quoi qu’il arrive.

Eurêka donc pour Peter Michiels, qui a dirigé “Bruxelles Économie et Emploi” pendant dix ans. Et aussi pour Arlette Verkruyssen, qui a piloté “Bruxelles Développement urbain”, puis “Bruxelles Logement”. Dix ans aussi. Or Peter et Arlette, ils ne dirigent plus rien. Le dernier mandat d’Arlette a même été coté “insuffisant”. Mais donc ils vont tout de même palper dix bâtons par mois alors qu’ils n’ont plus un soupçon de poil d’acarien de ­responsabilité. Ce qui fait mauvais genre. Et au gouvernement bruxellois, on n’aime pas le mauvais genre. Pour faire plus ­propre, on a donc nommé Peter “Coordinateur Ukraine” (?) de la Région bruxelloise. Comme ça, plops!, sans aucune procédure de sélection et sans que le garçon ait une chiclette d’expérience dans le domaine des réfugiés. Pour Arlette, on a fait plus ingénieux encore: un tout nouveau poste sur mesure de directrice du “Pilier de Bruxelles Synergie gérant les directions ayant un rôle de coordination régionale”. Pour l’instant, Arlette tente de comprendre à quoi peut bien corres­pondre son nouveau job Win For Life. Et voilà, ceci était donc la contribution bruxelloise à la question: mais pourquoi fichtre la population n’a-t-elle plus confiance en ses politiques?

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