L’acte fort de ce propriétaire pour ses locataires est un exemple en temps de crise

Il y a les “moi d’abord” de la crise. Et puis il y a des gens comme mon Jean-Jacques…

des appartements en pleine crise de l'énergie
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Ce n’est pas pour me péter le melon, mais la lecture de ce qui suit devrait être obligatoire à la rue de la Loi ou à l’Élysette. Une belle histoire de pas salaud. Si, ça existe! Je l’ai pêchée dans le journal Nord Éclair. Donc c’est un mec, pardon un Monsieur – parce que c’est un Monsieur – qui vit à Tournai. Un informaticien. Son nom, c’est Jean-Jacques ­Varvenne. On ne se connaît pas, mais c’est déjà mon ami. Comme tout le monde, J.J. déguste les prix débiles de l’énergie, du caddie, du carburant. Mais Jean-Jacques a pu investir dans l’immobilier: quatre studios, qu’il loue entre 300 et 350 euros. Correct. À la “faveur” de l’inflation, J.J. va donc joyeusement pouvoir indexer ses loyers de 10 %. Ça l’aidera pour ses méga-factures. D’ailleurs il en a le “droit”. Et puis, hein, chacun pour sa pomme. Attention Alexander, Elio, GLB et les autres, c’est ici qu’il faut être attentif… Eh ben non, mon pote J.J. ne va rien indexer du tout. Il est même “complètement choqué par les propriétaires qui augmentent les loyers sans prendre en considération les difficultés des locataires”. Et aussi par les gouvernements qui ne décident toujours “rien de tangible”, hormis des aides cacahuètes. Tout ça “va se traduire par des expulsions de gens de leur logement”. Et kwè, après? Ils seront remplacés par d’autres, eux aussi égorgés?

Alors J.J. a décidé lui-même ce que d’autres auraient dû décider pour tous. Parce qu’il y a force majeure. Lui, le propriétaire, a bloqué ses propres loyers. Il l’a fait pendant le Covid, et il continue. Mieux: pour aider ses locataires à “s’en sortir”, il les a diminués. De 60 euros par mois. Son petit possible. Ce qui lui coûte 1.440 euros (par an). Et alors? “Je préfère maintenir quatre locataires qui pourront vivre décemment”. Mon nouvel ami J.J. a compris, lui. Par exemple que propriété et solidarité peuvent rimer. Que revenus locatifs et décence sont compatibles. À propos d’indécence, ça me fait penser que Tournai est aussi la ville de Marie-Christine Marghem, l’ex-ministre MR de l’Énergie. C’est “grâce” à elle que les surprofits obscènes d’Engie-Electrabel ont été bétonnés. Jean-Jacques, tu veux bien aller lui expliquer la vraie situation des gens? En voisin. Merci d’avance.

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