La démocratie se meurt à cause d’un immobilisme incompréhensible

Quand des citoyens et des représentants politiques discutent à bâtons rompus, ça permet des échanges très riches dans le QR spécial de ce mercredi.

démocratie
© BelgaImage

Ce mercredi soir, nous avons renouvelé l’expérience d’une émission inédite, hors studio, pour permettre à des hommes et des femmes de parler de leur quotidien à des élus. La démocratie vacille et cela valait bien deux heures d’émission. C’était un peu long peut-être mais quand on est sur place, on ne voit pas le temps passer. Sans fanfaronnade, je constate avec plaisir sur les audiences sont excellentes. Ce " QR spécial " démontre que, malgré la défiance réelle qui existe entre les élus et les électeurs, les échanges sereins sont possibles. Il appartient désormais au monde politique d’agir pour que les demandes formulées afin d’améliorer notre quotidien ne restent pas lettre morte. J’ai senti que la prise de conscience des personnalités politiques présentes était réelle. C’est à ces hommes et ces femmes qui se sont engagés pour le bien de la population de se retrousser les manches et mettre en place de vrais projets de société. La démocratie se meurt aussi à cause d’un immobilisme souvent incompréhensible.

À lire aussi : Avis à nos autorités : il est crucial de se montrer exceptionnel face à une crise exceptionnelle

Oui, ce pays a besoin d’un souffle nouveau. Le nombre d’élus, de mandats successifs, d’institutions doit être repensé. Tant pis si certains " copains de copains " y laissent des plumes, voire leur place dans certaines assemblées. Le principe d’une société moderne doit devenir : "si ce n’est pas utile ou si c’est trop complexe, on supprime". Tout le monde reconnaissait hier soir qu’il faudra un signal fort à ce niveau avant 2024. Oui, la Belgique est une démocratie. Et pour préserver ce trésor, le monde politique doit prendre des décisions fortes. Sans cela, les antisystèmes les plus ignobles se faufileront dans les esprits déçus pour mettre en place des projets qui feront mal à la société. L’histoire prouve que l’extrémisme ne règle rien. Il provoque le chaos. Pour éviter cela, il faut que les partis acceptent de faire, entre-eux, ce qu’il ont fait hier, face à des citoyens, créer la démocratie de demain en se mettant enfin à table.

Retrouvez Sacha Daout dans QR le débat chaque mercredi à 21h50 sur La Une

Sur le même sujet
Plus d'actualité