La pornographie, cette drogue hard à proscrire ?

Hypersexualisation, abus, addiction... La pornographie est accusée de nombreux maux de notre société. Faut-il l'interdire ? C'est notre dossier de la semaine.

pornographie à proscrire
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Dans les 70’s, l’émergence de la pornographie a pu ressembler à une libération, la reconnaissance du corps et du plaisir contre le conservatisme et la culpabilité. Cinquante ans après Gorge profonde, film X si fameux qu’il servit de pseudo à la source qui devait révéler le Watergate, des enquêtes journalistiques, judiciaires et scientifiques démontrent que le porno est trop souvent un sale boulot. L’exploitation et la violence sexuelle frappent si généralement ses acteurs que le Sénat français s’en est ému. On s’inquiète aussi des dégâts faits à la société. C’est peu dire que les fictions pornogra­phiques défient les notions de consentement. Souvent gratuites et accessibles à tous via Internet (90 % des mineurs en ont vu, première expérience vers 10 ans), elles perturbent les relations et peuvent inciter à commettre des agressions. La pornographie agit en drogue dure. Elle installe une dépendance qui pousse à rechercher des images toujours plus extrêmes. On peut en observer les conséquences neurologiques (retard de maturation du cortex, perte de matière grise). Et dans ce chaos que la loi a de la peine à réglementer, débarque OnlyFans, un réseau payant déjà multimilliardaire où, contre abonnement, des “influenceuses”, belges notamment, se transforment en “hardeuses”. Interdire le X? La question est surtout rhétorique.

Retrouvez notre dossier de la semaine Faut-il interdire le porno ?

Moustique magazine

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