"Des ménages vont se retrouver complètement ruinés quand les factures d’énergie arriveront"

Le monde politique semble mobilisé pour alléger les factures énergétiques. Mais ça manque encore trop de concret.

Facture énergie ©BelgaImage
Facture énergie ©BelgaImage

" QR " n’est pas une émission qui cherche le buzz ou " la petite phrase ". Mais quand ça se produit c’est souvent pour une bonne raison. Mercredi dernier, Christine Mahy, du réseau wallon de lutte contre la pauvreté, n’y a pas été de main morte quand il a fallu évoquer la détresse grandissante d’une partie de la population. Si Damien Ernst avait parlé de " bain de sang social ", madame Mahy évoque une révolte et une colère d’une violence jamais connue auparavant. Ça doit être pris en compte. Des ménages, vivant jusqu’ici sans soucis, vont se retrouver complètement ruinés quand les factures d’énergie arriveront. Au risque de me répéter, le monde politique a pris des mesures, mais elles semblent chaque jour un peu plus insuffisantes tant la crise évolue vite. Et quand les garants de la démocratie, quand les élus, déçoivent, à juste titre ou non, la très grande majorité de la population, c’est une partie de notre civilisation qui se retrouve menacée.

La responsabilité politique aujourd’hui, pour celles et ceux qui en sont capables, c’est d’arrêter une bonne fois pour toutes, les querelles par médias interposés. Face à la crise, j’ai l’impression que l’attitude la plus répandue des plus grands décideurs de ce pays, c’est de pointer l’adversaire du doigt, en essayant bien de faire avaler que c’est forcément de sa faute. N’y a-t-il pas dans ces attitudes belliqueuses un aveu d’impuissance. Au lieu de vociférer que l’autre a tort pourquoi ne pas chercher dans toutes les propositions ce qui peut rassembler et créer une " union sacrée autour du pouvoir d’achat " ? Ca grandirait la génération politique actuelle qui peine à agir sur le long terme quand des crises nous menacent. Je suis bien placé pour savoir que des idées, tous les partis en ont. Mais le grand problème politique belge c’est l’excès de promesses face au actions concrètes finalement bien moins spectaculaires. Entre il " faut " et on " fait ", il y a une lettre de différence. Ça change tout.

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