Festivals: est-ce le temps de la fête?

Après deux ans d'annulation, la Belgique retrouve enfin son surnom de "terre de festivals", mais le marché fait face désormais à de nombreux obstacles. C'est notre dossier de la semaine.

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Au milieu des années 70, Herman Schueremans a inventé Torhout/Werchter et l’a développé en Rock Werchter, autant dire qu’il a placé la Belgique au centre du monde des festivals et contribué à la vocation estivale de notre pays. Il sait de quoi il parle. Et pourtant, il doit reconnaître que les bonnes idées de ce début d’année n’apparaissent plus aussi lumineuses aujourd’hui. Après deux ans de restrictions Covid, les festivals ont voulu revenir avec des affiches dopées par les reports des saisons estropiées. On a allongé leurs durées et lancé de nouveaux rendez-vous. Mais l’inflation déjà présente a explosé avec la guerre en Ukraine. Les cachets des artistes et le coût des infrastructures ont, eux aussi, nettement grimpé. Les médias ont commencé à s’inquiéter du prix des billets, des boissons et des repas, au point de comparer le budget des festivaliers à ceux de véritables vacanciers. Des préventes contrastées montrent que le public doit faire des choix.

Or cette accumulation d’offres ne devrait pas se réduire avant fin 2023… un peu comme l’inflation. L’inquiétude des organisateurs va donc, elle aussi, durer et cette question se poser toujours plus nettement: conserver l’identité qui a installé leur festival ou céder au goût de l’expérience globale qui semble dominer aujourd’hui?

Retrouvez notre dossier de la semaine Belgique, terre de festivals

Pour vous y retrouver face à l’offre pléthorique des festivals, nous avons rassemblé toutes les infos dans un agenda interactif.

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