Wallonie-Bruxelles: entre enfer et paradis

Moustique a classé les 280 communes belges francophones où il fait le mieux vivre. C'est notre dossier de la semaine.

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Libramont, un paradis sous le ciel belge. © BelgaImage

Certains s’installent le temps de leurs études dans une grande ville ou rêvent de passer leur retraite dans la région où ils ont vécu de belles vacances. Mais surtout, nous sommes 50 % à vivre là où nous ­sommes nés. Face à cette tendance lourde, notre dossier n’est heureusement pas un guide du déménagement rationnel. Son utilité est ailleurs. Il montre qu’à l’opposé de ses voisins flamands ou français, la Fédération ­Wallonie-Bruxelles n’aime guère les chiffres qui per­mettent des comparaisons parfois désavantageuses. Nous avons donc déniché, compilé puis pondéré des statis­tiques officielles autour de huit critères importants pour la population: mobilité, cadre de vie, services, emploi, finance, logement, sécurité, enseignement (méthodologie détaillée p. 20). Les résultats commentés par des ­spécialistes et des responsables politiques dressent indirectement un état de notre société, de ses évolutions, de ses crises (vive désormais la maison “spécial confinement”, petite mais confortable, avec jardin et Wi-Fi ­performant), de sa capacité à satisfaire ses administrés et à fixer de nouvelles priorités. Ainsi les grandes villes n’ont plus la cote, mais en Wallonie, on dépend beaucoup trop de sa voiture à une époque où cette solution est pénalisante. Rassurons-nous, si le paradis n’est pas en Belgique, l’enfer non plus.

Retrouvez notre dossier de la semaine Bruxelles et Wallonie: où vit-on le mieux?

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