Inflation: les coups de la vie

Les Belges ne sont pas tous égaux face à la baisse du pouvoir d'achat. Le temps est-il venu de revoir nos habitudes de consommation ou l'Etat doit-il intervenir avec des solutions structurelles? C'est notre dossier de la semaine.

tirelire dans un labyrinthe pour illustrer le pouvoir d'achat
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Le pouvoir d’achat était de tous les discours du 1er mai parce que, depuis des mois, il est la préoccupation de tous et qu’il faudra 18 mois pour retrouver une inflation de 2 % (8,3 % aujourd’hui). On a interrogé sept économistes, dont le nouvel expert auprès du gouvernement fédéral. Pour amortir le choc, ils réclament des aides importantes, mais en rupture avec les emplâtres déjà prescrits sans tenir compte des disparités de la population. En effet, si le “Belge moyen” est loin d’être pauvre (384.000 euros de patrimoine), plus de la moitié des ménages a des revenus inférieurs aux dépenses nécessaires! C’est dire l’inégalité des situations.

Sans surprise, il ne fait pas bon être jeune, locataire, famille monoparentale (10.000 euros par an et par enfant). Mais on découvrira pourquoi l’augmentation des prix frappe davantage les bas revenus et que le système, intéressant mais perfectible, de l’indexation des salaires bénéficie surtout aux plus élevés, qu’il ne tient pas compte du coût des carburants et que l’ajustement arrive trop tard, donc rabote les économies. De quoi fragiliser même les classes ­moyennes. Alors aider l’emploi ou le pouvoir d’achat? ­Alléger la taxation des ménages moins favorisés et compenser auprès des plus privilégiés? Les solutions demanderont à la Vivaldi du courage politique. Ce n’est pas gagné.

Retrouvez notre dossier de la semaine Budget des ménages: Les vérités qui dérangent

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