Arno, l’homme du bord de mer

Moustique rend hommage à Arno, en images, en mots et en chansons.

Arno à Ostende
© BelgaImage

Ces jours-ci, on a fait comme tout le monde. Avec des sourires et de l’émotion, on a parlé d’Arno, parce qu’on a tous une anecdote à raconter sur ce Lonesome Zorro. Forcément. Quand on partage la même ville, les mêmes bars (aussi en noir pour sortir le soir, mais jamais aussi tard), 40 ans de scène, de blues, de rock et de chanson… Avec Moustique, il a tout fait, ­rencontrer nos lecteurs, partager 24 h de sa vie ou compiler un CD de raretés, dont ce duo avec BJ Scott, Jean ­Baltazaarrr qui mixe La fille du Père Noël et The Jean Genie et fait entendre pourquoi Bowie a trouvé un arrangement avec Dutronc. Arno, on ne l’a connu que voulant faire rire, souvent à ses dépens, timide encore un peu bègue derrière un paravent d’expressions légen­daires, tentant de se faire plus petit que ceux qu’il ­admirait (comptez ses reprises). Ostendais trilingue et ­European Cowboy qui ne vivait que pour la musique et ceux qui l’aiment, il chantait Je ne veux pas être grand, incarnait Ma liberté et balançait À eux je montre mon ­derrière contre les extrémistes. Il pouvait expliquer que dormir avec ses chaussettes était dangereux, mais aussi tétaniser avec Les yeux de ma mère une galerie d’intellectuels dans une émission de télé française. Il disait avoir deux trous de nez comme tout le monde. Mais on sait tous qu’Arno Hintjens était un modèle unique.

Retrouvez notre hommage à Arno

 

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