Alimentation: à la chasse aux produits toxiques

Face aux multiples scandales alimentaires, une question se pose: est-il possible de manger sans danger? C'est notre dossier de la semaine.

faire ses courses alimentaires
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À Arlon, Ferrero est une fierté, avec notamment 2 millions de Kinder Surprise produits chaque jour et exportés dans 60 pays. Mais aujourd’hui, ­jusqu’en Nouvelle-Zélande, ses produits potentiellement contaminés à la salmonella ont été retirés. L’usine a été fermée et une information judiciaire a été ouverte. Au même moment, des alertes étaient lancées pour des sandwichs Delhaize et des pizzas Buitoni. Devant la gravité de ces affaires touchant des grandes marques en principe fiables, il y a de quoi s’inquiéter. Quand on sait qu’en Belgique, annuellement, 200 produits sont rappelés, on s’imagine des imprudences dues aux besoins d’une rentabilité insensée ou des contrôles insuffisants, voire complaisants…

En réalité, les chiffres n’ont rien d’affolant. Les hospitalisations sont en diminution (bien sûr, certaines bactéries restent mortelles) et moins de 2 % des échantillons alimentaires contiennent des pathogènes. Lancée voici vingt ans après le scandale des poulets à la dioxine (20.000 cancers induits), l’Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) semble bien faire un travail à la fois relayé internationalement et localement pointilleux. Notre dossier aborde aussi la question des produits “naturels”. Sans additifs ni conservateurs, ­présentent-ils plus ou moins de risques que ceux de l’industrie agro-alimentaire?

Retrouvez notre dossier de la semaine Manger sans danger?

Manger sans danger

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