Wallonie: la relance de la dernière chance

Au XXIe siècle, la région traîne toujours les maux du vingtième. Quel avenir pour la Wallonie? C'est notre dossier de la semaine.

Wallonie
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On pourrait se féliciter du présent. La Wallonie est jolie et elle est bien dans cette époque qui raffole des produits locaux et de patrimoines historiques ou naturels. Nous l’avons souvent montré dans des ­articles dédiés au tourisme de proximité. C’est encore ici l’objet de la fin de notre dossier et du supplément “Escapades” offert. Mais avant cela, il y a la valse des ­chiffres, une musique aux accents funèbres, et des ­exemples d’une région sans vision d’avenir malgré une dette qui fonce vers les 280 %. Au mieux, on peut ­avancer que l’écart entre le nord et le sud du pays ne s’accentue plus, mais il reste abyssal. Sans ces transferts financiers qu’il faudra renégocier en 2024 (contre quoi?), le train de vie des Wallons perdrait 25 % de ses moyens. La précarité est deux fois plus grande chez nous qu’en Flandre et le retard, 20 ans au bas mot, de formation et d’emploi des jeunes interdit d’être optimiste à court terme. Le monde politique wallon reste prisonnier de son clientélisme ancestral (fonction publique hypertrophiée et rustines locales au lieu d’initiatives générales). “Get up Wallonia!”, énième plan de relance de la dernière chance, va selon les experts apporter des améliorations immédiates. Mais les mêmes craignent que ses effets ne retombent dans 4 ou 5 ans. Ça permettra au moins de passer une nouvelle volée d’élections…

Découvrez le numéro de la semaine Quel avenir pour la Wallonie?

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