Big Pharma, ange ou démon?

Peut-on faire confiance à Big Pharma? Entre les scandales historiques et les avancées scientifiques, lumière sur une industrie qu'on aime détester. C'est notre dossier de la semaine.

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L’avidité du Big Pharma est légendaire, mais c’est aussi un peu une légende. En un seul trimestre, Pfizer a engrangé 10 milliards de bénéfices supplémentaires, seulement 2,5 pour Amazon. Mais contrairement aux vaccins, leurs colis et Prime Video n’ont pas sauvé 500.000 vies (estimation minimale de l’OMS). À côté de ces chiffres records, il faut préciser que les firmes AstraZeneca et Johnson & Johnson ont renoncé jusqu’ici à faire du profit sur leurs produits anti-Covid. C’est une assez bonne illustration d’une industrie pharmaceutique qu’on aime détester, peut-être parce qu’on ne peut vivre sans elle. Ces derniers mois, la confiance globale du public envers Big Pharma a même augmenté de 10 %. Une surcote raisonnable quand on pense qu’en 25 ans, les progrès des médicaments nous ont offert 5 années d’espérance de vie en plus.

Mais il y a aussi les scandales historiques (Softenon, Mediator, Vioxx, opioïdes…) et des pratiques commerciales qu’on ne peut supporter quand elles sont liées à l’argent public. Influencer les remboursements de la Sécurité sociale, les domaines de la recherche, les prescriptions des médecins, utiliser les combats des malades, surévaluer son impact sur l’emploi et l’économie, c’est sans doute dans la logique d’une industrie qui veut maximaliser sa rentabilité. Mais quand son marché est notre santé…

Retrouvez notre dossier de la semaine Big Pharma en questions

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