Novax Djocovid entre dans l’histoire

Le n°1 mondial Novak Djokovic est aussi la première victime célèbre de “l’emmerdement” des non-vaccinés.

Novak Djokovic
© BelgaImage

Dans l’affaire, tout le monde va préférer ne pas éclaircir certains points. En superficie, les faits sont connus. Le tennisman a été expulsé parce qu’il n’était pas vacciné sans exemption valable. L’Open d’Australie, pourtant averti par le gouvernement, avait laissé croire qu’être guéri du Covid ­suffirait (une joueuse a aussi été expulsée après une semaine de rétention). Mais le Djoker a-t-il réellement été malade? Et à quelle date? Officiellement le 16 décembre, une semaine déjà après la date limite pour présenter une exemption. Il semble qu’en plus, ce test ait été antidaté. La bonne date devrait être le 26 décembre. Sans parler de “l’erreur” sur ses voyages récents en remplissant son formulaire de visa, s’il était prouvé qu’il a fraudé, l’Association du tennis professionnel devrait l’exclure pour trois ans. Autant dire mettre fin à la carrière du meilleur joueur de l’histoire qui aura bientôt 35 ans! Je pense qu’on va rester dans la vague…

En attendant, Djoko est légalement interdit de séjour pour trois ans en Australie, terre de 9 de ses 20 victoires en Grand Chelem. Mais le Premier ministre a laissé entendre qu’on pourrait faire une exception en cas de circonstances favorables, comprenez: si le coronavirus a disparu ou si Novax oublie ses convictions et se fait vacciner. On peut en douter. Son caractère le pousse à vivre seul ­contre tous. Imaginez Djokovic début novembre quand il a laissé passer le dernier délai pour une première dose. Il attendait quoi? D’être infecté? Dans sa tête, il devait avoir renoncé à l’occasion de dépasser Nadal et Federer ­également détenteurs de 20 titres majeurs. Comme il pourrait renoncer aux autres Open qui ne lui feront pas de cadeau. Sa famille l’a décrit en Spartacus de la liberté, en victime christique, la Serbie en a fait un martyr géopolitique. Et surtout, en Australie comme ­partout ailleurs, il est devenu le symbole de la tyrannie d’une ­vaccination obligatoire qui n’ose pas se déclarer. Il est désormais impossible de lui trouver en douce une dérogation.

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