Obsolescence programmée, le grand remplacement

Smartphone, machine à laver... Les fabricants d'appareils électroniques ou ménagers sont pointés du doigt depuis plusieurs années pour ce que l'on appelle l'obsolescence programmée. Mais comment lutter contre ce fléau? C'est notre dossier de la semaine.

des utilisateurs de smartphones
© Unsplash

90 % des possesseurs de smartphone renouvellent leur appareil au bout de deux ans! Parce qu’ils n’ont pas résisté à l’attrait d’un modèle brillamment lancé? Sans doute, mais aussi parce que des petits bugs ont commencé à apparaître, une ­certaine lenteur, une batterie vite déchargée, autant de prétextes “raisonnables” pour justifier un besoin très émotionnel de rejoindre les élus de la pub. Nous sommes donc en partie responsables, mais en partie seulement. Apple et Samsung, les deux marques les plus embléma­tiques, ont ainsi été condamnées en justice pour “pratiques commerciales trompeuses”. En clair, ces marques, parmi beaucoup d’autres, ne font pas tout pour que leurs produits durent. Parfois même, elles s’arrangent pour les fragiliser. Même s’il y a peu de procès qui prouvent des manœuvres frauduleuses, nous avons tous expérimenté l’étonnante vulnérabilité de nos appareils électroniques ou électroménagers. Il suffit d’interroger des réparateurs spécialisés pour ­comprendre que la malchance est bien aidée: éléments de piètre qualité, instructions trompeuses, démontage quasi impossible, structures à risque… Le plus étonnant, c’est que l’Europe n’agit guère contre ces pratiques qui nuisent à notre pouvoir d’achat et à l’environnement. En ­Belgique, des lois ont été préparées. Jusqu’ici, elles n’ont pas intéressé les politiques.

Découvrez notre dossier de la semaine Résister à l’obsolescence programmée

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