Charleroi: la ville en transit

Longtemps qualifiée de sale et dangereuse, Charleroi s'est améliorée et s'améliore encore. Focus sur cette ville en transit dans notre dossier de la semaine.

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@ BelgaImage

Charleroi n’a pas la plus flatteuse des réputations. Certains en font même un titre de gloire (des t-shirts qui affichent “Sons of barakis” ou “Carolo et bien élevé”). Mais la ville s’est améliorée. Depuis 2014, symbole de sa mue, l’hôtel de police dessiné par Jean Nouvel (un des plus fameux architectes au monde) signe son panorama. C’est notre tour Eiffel à nous. Et comme, dans le coin, on aime se moquer de soi, on l’a rebaptisé “Tour du Mordor” (le “Pays noir” dans une des langues du Seigneur des anneaux). On ne peut nier que, comme dans la saga par Tolkien, elle a quelque chose d’inquiétant. Toute la région est à son image: terriblement photogénique, unique en tous les cas.

D’autres changements ont été initiés depuis, dont la remise à neuf de la Ville basse et de ses quais. La ville continue d’ailleurs à souffrir de chantiers encore largement ouverts. Mais les volontés et les espoirs sont là, de l’aéroport qui se rêve plus actif au Rockerill, institution culturelle qui fait revivre les friches de la Providence. Un nom qui dit l’ancienne toute-puissance d’une sidérurgie dont l’effondrement a laissé le pays longtemps et totalement démuni. Mais surtout, ses salles accueillent l’esprit d’une communauté chaleureuse et chahuteuse et, selon ses fondateurs, la vraie beauté du Grand Charleroi: les gens.

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