Le making of : Renaissances

Le dernier week-end de septembre, Liège relançait son festival de jazz, avec Covid Safe Ticket mais sans masque. Comme un symbole fort, c’était le retour de musiques généreuses, vécues avec un sens (encore mesuré) de la fête.

Le making of : Renaissances
@ Adobe

Mieux qu’un retour, c’étaient des retrouvailles avec une ville sous son dernier soleil d’été, une cité qui renaît après les inondations, les affaires mais aussi l’inauguration de sa Grand Poste, nouvelle spectaculaire réhabilitation de son patrimoine. Liège, comme l’explique Pierre Kroll, le régional de l’étape, c’est le Midi de la Belgique. On n’y cache pas plus ses pauvres que sa bonne humeur. Et si l’humoriste, enfant des banlieues liégeoises, regrette qu’il lui manque une vraie grande vision d’avenir, les 18 pages de notre dossier démontrent quand même que ce n’est pas faute d’essayer.

Ailleurs dans ce numéro, il est aussi question de rétablissement. Entre les malades qui ont traversé le Covid comme une simple grippe et les morts, on ne parle pas assez de ceux (près d’un patient sur trois) qui en conservent ­longtemps des séquelles. Les traces laissées dans leur corps, pourtant souvent plus jeune et au départ en bonne santé, ressemblent à celles d’un AVC: fatigues intenses, troubles de la parole et de la mémoire, douleurs, soucis digestifs… Avec un retour à la normale très lent.

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