Michaël Miraglia, nouveau présentateur du RTL Info : «Je dois tirer un trait sur mes week-ends»

Déjà à la tête de Reporters, Michael Miraglia, 45 ans, prend les commandes des journaux télévisés du week-end. Un «super cadeau» pour celui qui a commencé sa carrière sur TéléMB, une télévision locale, avant un passage à la RTBF et une arrivée sur RTL-TVI en 2015.

Michaël Miraglia
© RTL Belgium/Nicolas Velter

Comment vous êtes-vous préparé ?
J’ai toujours eu besoin de me rassurer. Je me suis installé au cœur de la rédaction et j’ai regardé des dizaines de journaux. Je passe aussi énormément de temps avec mes nouveaux collègues, pour analyser comment chacun des présentateurs actuels aborde son journal, comprendre les différentes temporalités de la journée, apprendre à utiliser les outils propres à la rédaction du RTL Info. Je veux aussi faire les choses correctement. Quand on parle du journal, on a tendance à le réduire à la présentation. Or, même si elle est importante, c’est la partie pour laquelle je dois moins me préparer. Ce qui est surtout important, c’est qu’au RTL Info, celui qui présente le journal a aussi une fonction éditoriale.

Etes-vous stressé avant vos débuts ?
Je ressens beaucoup de fierté, d’impatience et d’excitation. Mais aussi un peu d’appréhension. J’ai toujours eu besoin de me mettre la pression et je ne veux pas arriver pour un tel challenge avec trop de confiance. J’ai beaucoup à prouver et tout ne va pas se construire en quelques mois.

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Ce n’est pas votre premier journal, vous en avez déjà présenté sur TéléMb et la RTBF…
Malgré tout le respect que j’ai pour ce que j’ai fait précédemment, ce sont deux univers différents. A l’époque, il n’y avait pas toutes les contraintes liées à l’actualité et l’évolution de l’information. Aujourd’hui, un journal télévisé est en perpétuelle mouvance. Avant, je ne remplissais que quelques cases, en retravaillant essentiellement les lancements. Là, je dois composer par exemple avec des correspondants nationaux ou régionaux, des duplex. Ce n’est pas comparable.

Y aura-t-il une touche Miraglia ?
En toute humilité, la seule touche Miraglia qui sera perceptible dans un premier temps, c’est Miraglia lui-même, avec sa tête, sa voix, sa tonalité. J’ai évidemment envie de raconter le journal comme j’aimerais l’entendre mais il faut du temps pour installer. Surtout que dans un journal télévisé, il s’agit surtout de lancements de 15 à 20 secondes et il faut être capable tout en amenant sa touche dans l’écriture, de rester concis, factuel et clair. Maintenant, et c’est une nouveauté, il n’y aura plus d’alternance le week-end. Cela veut donc dire que je vais présenter une vingtaine de journaux sur le mois. Et c’est comme dans tous les domaines, plus on pratique, plus on est décontracté et capable d’avoir du recul sur ce qui est fait et plus vite on est en mesure d’y apporter sa propre touche.

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Avez-vous des modèles dans l’information?
Si vous m’aviez posé la question avant mon immersion dans la rédaction de RTL Info, j’aurai eu tendance à aller regarder très loin, parce qu’en Belgique on est imprégné des chaînes françaises, de véritables machines de guerre avec des moyens et des enjeux incroyables. j’ai toujours été impressionné par Laurent Delahousse. Dans sa manière de lancer des sujets, avec son style, il raconte les choses et prend les gens par la main. Il est toujours rassurant même quand l’actualité est compliquée. Mais aujourd’hui je suis surtout admiratif de mes collègues de RTL Info, Caroline, Alix, Olivier et Luc. Chacun a sa spécificité et sa méthodologie et j’ai envie de dire, sans flagornerie, qu’ils sont mes premiers modèles. Le Michael qui sera sur antenne sera aussi le fruit de leur accompagnement et conseils.

Et Reporters?

Cette arrivée au RTL Info marque évidemment un changement total de rythme pour Michael Miraglia: «C’est un engagement avec beaucoup de sacrifices, je dois tirer un trait sur mes week-ends. Je serai en décalage total avec la vie sociale que je menais jusqu’à présent.» Un nouveau rythme qui ne l’empêchera pas de conserver Reporters, qu’il présente chaque vendredi soir. Un magazine qu’il continue à prendre en charge en termes d’images et de contenus et qu’il devrait désormais présenter depuis le plateau du journal, comme le fait par exemple Anne-Claire Coudray chaque semaine sur TF1 avec Reportages Découvertes. Une évolution qui correspondrait à la légère transformation envisagée pour les journaux du week-end, leur amenant une touche plus «magazine».

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