La Boum éternelle : pourquoi on aime toujours autant ce film culte

Le film culte qui a révélé Sophie Marceau est devenu un phénomène de société intemporel.

sophie marceau dans la boum
© Prod.
Diffusion le 20 janvier à 21h00 sur France 5

Quarante ans ont passé depuis la sortie de La boum, en décembre 1980, mais le temps n’y a rien fait: le film s’est inscrit dans l’imaginaire collectif et continue à se transmettre d’une génération à l’autre. Certes, à l’heure de TikTok et des applis de rencontre, l’époque a changé, et le terme même de “boum” est aujourd’hui dépassé, comme l’a été auparavant celui de “surprise-party”. Mais le principe reste le même: l’arrivée de l’adolescence coïncide avec l’affirmation du caractère, la recherche de soi, les premiers émois amoureux et les succès - ou les râteaux - qui vont avec.

C’est d’ailleurs en observant sa propre fille ­Caroline que la scénariste Danièle Thompson a développé l’histoire: “J’ai eu un choc car elle avait 13 ans et se comportait comme j’imaginais qu’elle le ferait à 15-16 ans. Dans les années 80, les ados tels qu’on les connaît venaient d’apparaître. Nous avons été saisis par l’explosion d’une nouvelle génération d’enfants”. Le réalisateur Claude Pinoteau va ­mettre en images le scénario de Thompson, tandis que Vladimir Cosma est chargé de composer une bande-son pour teenagers. Un défi de taille pour ce violoniste de formation qui n’avait jamais mis les pieds dans une discothèque! “Pour m’imprégner de la musique, je me suis procuré une vingtaine de titres de slows que j’ai étudiés un peu comme une ­symphonie de Beethoven”, explique celui qui va créer le légendaire Reality, dont le chanteur Richard Sanderson contribuera à faire un énorme tube.

On connaît la suite: Sophie Marceau choisie pour incarner Vic, et des millions d’entrées dans les ­salles. L’excellent docu de France 5 revient sur ce phénomène de société qui perdure, avec de nombreux témoignages illustrant cette passion nostalgique, dont ceux de l’actrice Suzanne Lindon, l’humoriste Nora Hamzawi ou de la chanteuse Juliette Armanet. Mais aussi de ceux qui ont fait La boum, comme Brigitte Fossey, l’inoubliable maman de Vic. Et des jeunes d’aujourd’hui, qui apportent leur regard plein de fraîcheur sur un film qui, à l’automne dernier, a eu les honneurs de la Cinémathèque française, où il a été projeté devant une salle comble, en présence de Sophie Marceau. En 1980, un critique écrivait: “La boum est détestable, c’est la sénilité du cinéma français”. Quatre décennies plus tard, on aime toujours autant ce film qui n’a jamais vieilli.

https://www.youtube.com/watch?v=7qer2FAGltQ

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