Daniel Balavoine, ce chanteur de cœur au destin tragique

Ce documentaire n’élucide pas le mystère de la mort de Balavoine. Mais il en dresse un portrait sincère et évoque son engagement.

daniel balavoine
© Prod.
Diffusion le 20 janvier à 20h35 sur La Trois

Le 6 janvier 1986, Daniel Balavoine rejoint l’équipe du Paris-Dakar et Thierry Sabine, l’organisateur de la célèbre course transsaharienne tant décriée par Renaud. Chanteur engagé comme ce dernier et obnubilé par l’aide aux plus défavorisés, il a pour projet de créer des motopompes au Mali et la logistique du rallye peut faciliter l’entreprise. Mais une bonne semaine plus tard, le 14 janvier, le temps est épouvantable. Balavoine monte malgré tout dans un hélicoptère avec Thierry Sabine et deux journalistes. L’engin s’envole une première fois. Se repose. Et pour une raison encore inconnue aujourd’hui (et qui va alimenter les rumeurs jusqu’à l’évocation d’un coup monté), il redécolle. Et ne reviendra plus…

La nouvelle qui se répand de la disparition du chanteur de 33 ans à peine laisse la jeunesse dans le désarroi et l’incompréhension la plus totale. Et pour cause, ainsi que le démontre ce documentaire nourri de nombreux témoignages de proches, de Balavoine lui-même, de journalistes qui l’ont côtoyé durant sa courte et intense carrière, ponctués par nombre d’extraits de ses tubes intemporels (Chanteur de charme, L’Aziza, Je ne suis pas un héros…), Balavoine et sa voix unique capable de réconforter les cœurs des “terriens en détresse” avaient conquis la jeunesse, en chantant la justice et en allant dire tout haut sur les plateaux télé ce qu’elle pensait un peu trop bas. Comme lorsqu’en plein direct de JT, le 19 mars 1980, Daniel harangue Mitterrand comme personne n’a osé le faire en menaçant de quitter le plateau: “Il n’y a jamais eu un jeune ministre de la Jeunesse en France. C’est tous des vieux. Regardez monsieur Soisson”... Mais si sa mère explique que “la scène, c’était son Assemblée nationale”, il n’aurait probablement pas fait un bon politique, tant il préférait les coups de sang à la langue de bois (son “J’emmerde les anciens combattants!” lui restera collé à la peau), le désordre à l’ordre, du moment que le pauvre y gagnât quelque chose. Revoir Daniel Balavoine, c’est retrouver sa jeunesse et ses idéaux. À voir, donc!

https://www.youtube.com/watch?v=D8mfdeCersw

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