Le film de votre soirée télé : Top Gun Maverick, Tom Cruise un peu plus près des étoiles

Top Gun: Maverick est le chaînon manquant entre le divertissement d’hier et d’aujourd’hui. Et la preuve de l’éternelle renaissance de Tom Cruise, entertainer incontesté à Hollywood.

Top Gun: Maverick
© prod.
Diffusion le 1er janvier à 20h30 sur Be1

Trente-six ans qu’on n’avait plus de ses nouvelles. Trente-six-ans qu’il n’a pas frôlé rasibus la tour de contrôle avec son zinc supersonique pour foutre les chocottes à ses supérieurs qui en renversaient leur café sur leur belle chemise de gradés. Le même nombre d’années qu’il n’a pas volé à l’envers pour saluer d’un majeur levé un pilote ennemi médusé, ou dragué sans le savoir, sourire carnassier à l’appui, sa supérieure hiérarchique dans un bar à militaires alcoolisés… Qui ça? Pete “Maverick” Mitchell, pardi! Le pilote de chasse le plus brillant mais le plus tête brûlée aussi de Top Gun, l’école de l’élite aéronavale US.

Top Gun, le film qui propulsa Tom Cruise au firmament des stars en 1986 a donc aujourd’hui une suite, dont le titre (son seul défaut), Top Gun: Maverick, n’a pas dû faire transpirer longtemps une armée de scénaristes. On reprend l’histoire plus de 30 ans plus tard. Maverick n’a pas changé. Toujours les Ray-ban affûtées, le bomber de pilote qui lui épouse un corps parfait et la classe internationale, à toute allure sur sa grosse moto sur fond de coucher de soleil de pub Tahiti douche. Mais ça le fait. Maverick, qui a refusé de monter en grade pour pouvoir continuer à voler, est pilote d’essai et s’amuse à tester les limites de son corps à des vitesses invraisemblables (comme Cruise dans les cascades folles qu’il réalise lui-même). Et cerise sur le réacteur tout chaud: il doit former pour une mission des plus dangereuses une bande de jeunes pilotes de Top Gun, dont Bradley, le fils de son super pote Goose qui le tient pour responsable de la mort de son père…

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Confrontant avec audace la génération 80 et ses rêves virils à celle de la woke et #MeToo, Cruise réussit avec Kosinski une mission impossible, en emmenant à l’intérieur du cockpit tout son public pour des images et des sensations vertigineuses (il a imposé à toute son équipe d’acteurs une formation aux conditions réelles de vol), il offre un blockbuster à l’éclatante noblesse, mêlant dans un équilibre parfait la mélancolie cotonneuse et un “demain” où tout est à faire et tout est possible pour peu qu’on… vole ensemble. Un must!

https://www.youtube.com/watch?v=giXco2jaZ_4

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