Sheila : toutes ces vies-là, le méga-portrait de l'artiste

Entre couettes et short à paillettes, dans un long et beau film, la chanteuse raconte son roman personnel, l’un des plus phénoménaux dans l’histoire de la culture populaire.

SHEILA, TOUTES CES VIES LÀ...
© Prod.
Diffusion le 28 décembre à 20h25 sur La Une

Le 5 novembre, elle livre à Bruxelles un concert athlétique de trois heures qui inaugure une tournée marquant ses soixante ans de carrière. Dans la salle du Cirque Royal, on peut toucher du doigt la ferveur des fans qui l’attendent comme on attend l’amie de la famille. Ce lien affectif qui attache Sheila à son public est une des choses les plus solides dans la vie de l’artiste. Une relation qui dure depuis si longtemps qu’elle fait de Sheila une balise dans l’évolution de notre société. Qu’on le veuille ou non, qu’on le comprenne ou pas, on peut regarder la course des modes de pensée à la lumière de ses succès. Car si on peut mesurer le poids des enjeux d’une société à travers la pensée des observateurs, on peut aussi faire confiance aux chansons de Sheila pour tracer une ligne à travers le temps et les courants d’idées.  C’est ce que laisse entendre l’écrivaine et actrice Rachel Khan qui évoque le racisme des années 70 contré par la chanteuse lorsqu’elle se produit à la télé entourée de trois danseurs noirs. Rachel Khan, l’une des intervenantes – avec François Cluzet, Michel Drucker, André Manoukian, Jean-Marie Périer – de ce long documentaire consacré à la saga de Sheila.

Une heure cinquante de film (les fans hyperventilent) qui retrace le roman populaire d’une chanteuse qui aura fait plus de bien que beaucoup de politiciens. L’intérêt de la chose réside dans le commentaire de la principale intéressée qui, depuis son canapé, aborde tous les épisodes – sombres et solaires – de sa carrière.  De la relation professionnelle avec son producteur Claude Carrère à son licenciement “pour restriction de personnel”, de la rumeur lancée par Gérard de Villiers (“Sheila est un homme”) à la mort de son fils Ludovic, Sheila raconte tout, insistant sur les moments qui ont fait d’elle une icône de la joie et un repère dans nos vies – ce qui n’est pas rien.

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