Michaël Miraglia : «J’aime tout le monde, c’est mon problème…»

En 2023, Michaël Miraglia présentera le JT du week-end de RTL-TVI. Faisons connaissance avec une tête pourtant connue.

Michael Miraglia
© Nicolas Velter

Être choisi pour présenter le JT de RTL, c’est une consécration. Votre maman ne doit plus se tenir…
Je ne sais pas… Ma maman est très pudique, elle exprime rarement ses émotions. C’est plus mon papa qui ne doit plus se tenir, mais comme il ne s’exprime pas beaucoup non plus…

C’est bien la peine de se donner tout ce mal…
Mes parents sont très aimants et ils doivent bouillir de l’intérieur – je les connais assez pour savoir qu’ils sont très fiers et très heureux pour le gamin.

Présenter le JT, c’était un fantasme professionnel?
C’était un fantasme quand j’ai commencé ma carrière. En 1998, jeune journaliste à Télé MB, ma référence, c’était les infos de RTL… Déjà tenir un micro RTL-TVI, c’était un fantasme, alors imaginez présenter le JT.

Et paf!, ça vous tombe sur la tête.
Ça me tombe sur la tête. Je ne l’ai pas demandé, je ne me suis jamais battu pour ça, mais je réalise qu’à 45 ans, c’est une étape géniale dans une carrière.

Que pensez-vous apporter au JT qui fera vote patte?
C’est très arrogant d’évoquer une patte pour quelque chose qu’on n’a jamais fait. J’attends d’abord de bien faire les choses de façon classique, et quand je les maîtriserai, alors seulement on reparlera de patte.

La personnalité que vous rêvez de recevoir dans votre journal?
Michael J. Fox. Je suis un grand fan et hélas il a un gros problème de santé (il est atteint de la maladie de Parkinson – NDLR) et si je pouvais l’avoir dans mon JT, ce serait ça la consécration.

La personnalité que vous redoutez de recevoir dans votre journal?
Aucune. Chaque jour, on est amené à recevoir n’importe qui…

Donc vous ne voulez pas me dire qui vous n’aimez pas…
Mais j’aime tout le monde, c’est mon problème…

Vous êtes un Bisounours?
Je suis un Bisounours dans un monde qui n’est pas fait pour les Bisounours. Si vous avez le temps, je peux m’allonger et vous raconter ce problème qui est un gros problème de vie. J’espère pouvoir le résoudre un jour et être un peu moins gentil….

Vous habitez toujours à Mons?
Non, je n’habite plus Mons depuis treize ans, je suis devenu un vrai Bruxellois – mais mon cœur est encore à Mons.

Vous ne pouvez donc pas me dire comment avance la gare…
(Rire.) La bonne nouvelle, c’est que des gens continuent à bosser sur cette gare. Donc…

Vous pratiquez la boxe thaïlandaise?
J’en ai fait jusqu’au Covid, et c’est pas plus mal sinon j’aurais eu le nez de travers – et on ne prend pas un mec qui a le nez de travers pour présenter le JT, même s’il n’y a pas que le physique qui compte.

Votre chien s’appelle Utopie?
Oui, une petite chienne, adorable. C’est la femme de ma vie.

Mais on appelle son chien Kiki ou Pompon… Et donc vous dites des choses comme “Utopie, au pied!”, “Utopie, sage”?
Au début, en rue, j’avais du mal à dire Utopie, mais finalement, ça rentre…

Alors qu’il n’y a jamais eu ­d’Italiens et qu’il n’y a plus de Belges dans le tournoi, quelle équipe soutenez-vous dans cette Coupe du monde?
Je ne me suis jamais autant senti ­marocain.

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