Affaire PPDA: Jean-Pierre Elkabbach crée le malaise sur le plateau de Quotidien

Invité dans l'émission de Yann Barthès mercredi soir, Jean-Pierre Elkabbach s'est exprimé sur le féminisme et l'affaire Patrick Poivre d'Arvor

Jean-Pierre Elkabbach
Jean-Pierre Elkabbach ©Belga

Le journaliste politique Jean-Pierre Elkabbach était présent sur le plateau de l'émission "Quotidien" mercredi soir, afin de s'exprimer sur la sortie de son livre "Rives de la mémoire". Il a notamment été lancé sur son rapport au féminisme par Yann Barthès, qui lui a demandé comment il a pu être féministe lui-même, "dans un monde qui ne l'était absolument pas". Jean-Pierre Elkabbach a en effet beaucoup abordé les problèmes liés à la cause féminine au cours de sa carrière médiatique, et son histoire personnelle l'a poussé à apporter son soutien au(x) combat(s) féminin(s).

«Ce rapport au féminisme a été marqué depuis mon enfance [...] Je pense que le passé éclaire le présent et en même temps, annonce l'avenir. Donc le passé expliquait ce qui était en train de venir et qui est arrivé avec le mouvement #Metoo, et en même temps les droits des femmes», a commencé Jean-Pierre Elkabbach, avant de rebondir sur l'évocation par la chroniqueuse Maïa Mazaurette, avant cela, de l'affaire Patrick Poivre d'Arvor, accusé de harcèlement sexuel et de viol par plusieurs femmes.

«C'est aussi le comportement de certaines jeunes femmes»

«Je ne vais pas l'enfoncer plus dans le destin tragique qu'il s'est fait mais quand je l'ai nommé, [...] il n'était pas le Patrick Poivre d'Arvor d'après. C'est quand il s'est installé pendant 20 ans à TF1 qu'il est devenu peu à peu ce qu'on a vu», a affirmé le journaliste. Selon lui, «c'est le pouvoir et l'ambiance", qui ont changé PPDA. "C'est d'abord son tempérament, et d'autre part aussi le comportement de certaines jeunes femmes, comme pour les chanteurs, etc., qui viennent les chercher. Mais lui a probablement exagéré et considérablement exagéré», a pourvsuivi Elkabbach, provoquant alors un silence embarrassé sur le plateau.

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Maïa Mazaurette lui a alors fait remarquer que ses propos pouvaient choquer. «Je n'ai pas dit que c'était la faute des victimes», a réagi le journaliste, «mais vous ne pouvez pas nier que quand quelqu'un a du pouvoir, y compris les hommes politiques ou les artistes, il y a comme un mouvement qui tourne autour d'eux. À eux de ne pas provoquer, céder ou agresser». «Les victimes, elles, doivent s'exprimer, et heureusement, elles le font. Il ne faut rien laisser passer», s'est alors expliqué Jean-Pierre Elkabbach.

Mais ses propos ont été largement critiqués sur les réseaux sociaux. "Gros malaise. Merci à Maïa Mazaurette d'avoir réagi", "Mr Elkabbach, c'est à cause de discours comme le votre que beaucoup de victimes aujourd'hui ne sont pas prises au sérieux ou préfèrent se taire. À vomir", "une énormité", "Mr Elkabbach, sachez que votre ami Poivre D'arvor est indéfendable", lit-on entre autres sur Twitter.

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