Euthanasie la fin d’un tabou ? Un débat délicat mais nécessaire sur Arte

Faut-il légaliser l’euthanasie? La France se pose la question vingt ans après la Belgique.

EUTHANASIE
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Diffusion le 20 novembre à 20h05 sur Arte

"Forcer les gens à mourir, cela s’appelle un meurtre. Mais forcer les gens à vivre, cela s’appelle comment?" En 2021, 2.699 per­sonnes sont mortes par choix en ­Belgique, avec l’assistance d’un médecin. Soit plus de sept personnes chaque jour. Un record historique que personne n’a envie de fêter. En Europe, trois autres pays ont dépénalisé l’euthanasie active: les Pays-Bas, le Luxembourg et, plus ­récemment, l’Espagne. La Suisse, elle, a choisi une autre voie: le suicide assisté. Une pratique autorisée à certaines conditions, qui ne nécessite aucune intervention d’un médecin. Le patient, encadré par une association, s’administre lui- même la dose létale. La France sera-t-elle la prochaine à légiférer sur le sujet?

Sur le plateau de 27, trois experts, venus de France, de Suisse et des Pays-Bas, se lancent dans un débat, tout en nuances, sur la fin de vie. Opposés ou non à l’euthanasie, ces médecins et professeur d’éthique évoquent les avantages de la pratique, tant humains qu’écono­miques, mais aussi ses limites et ses manquements. La Belgique est d’ailleurs montrée comme l’exemple à ne pas ­suivre pour ses contrôles défaillants ou ses décisions parfois jugées éthiquement douteuses. Comme l’euthanasie récente de Shanti de Corte, une rescapée des ­attentats de Bruxelles âgée de 23 ans, qui a souhaité mettre fin à ses jours pour cause de "souffrance psychologique insupportable".

Une discussion délicate, nécessaire et éclairante pour repenser ou améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie en Belgique, et ailleurs. À ­conseiller en premier lieu aux 150 ­Français tirés au sort qui se réuniront à partir du 9 décembre et jusqu’à la mi-mars pour débattre d’une éventuelle ­législation de l’euthanasie.

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