Mariam Alard sur ses débuts au JT de la RTBF: "Je me suis dit ‘Tente pour juger de quoi tu es capable’"

La présentatrice du JT de la RTBF Mariam Alard revient avec nous sur son parcours dans le milieu du journalisme et au journal télévisé.

Mariam Alard présentera la JT de la RTBF
Mariam Alard @BelgaImage

Il y a un an, le 10 novembre 2021, la RTBF faisait une grande annonce: Julie Morelle était sur le point de céder son poste de présentatrice du JT à une journaliste de 29 ans alors inconnue du grand public. Son nom: Mariam Alard. Pile un mois plus tard, le 10 décembre 2021, elle présentait son premier journal. Désormais, la jeune femme originaire d’Obourg, dans la commune de Mons, s’apprête à souffler sa première bougie à la tête du JT. L’occasion de faire le point avec elle sur son parcours, depuis ses années montoises et ses études à l’IHECS jusqu’à sa vie aujourd’hui à Bruxelles.

L’entrée dans le journalisme

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire le journalisme, vous qui avez aussi pensé au métier d’avocate? Est-ce que vous aviez des doutes sur votre choix de carrière?

Mariam Alard: Je n’avais pas vraiment de doutes mais ça me paraissait être un métier complètement inaccessible. Je ne savais même pas qu’il y avait des études pour cela. Ce type de formation est d’ailleurs assez récent. C’est seulement lorsque j’ai visité l’IHECS que j’ai compris que c’était possible. Avant, j’avais surtout l’image véhiculée par les films qui ne montrent pas cela.

La visite de l’IHECS vous a donc rassurée et ça a confirmé votre envie d’aller dans cette direction-là?

Oui, c’est ça. J’avais fait un stage d’observation en rhéto quand on doit choisit nos études et j’avais fait un truc sur la traduction et l’interprétation. J’étais curieuse mais je n’avais pas du tout aimé, ça ne m’intéressait pas. Je me voyais enfermée dans un bureau toute la journée. Je ne dis pas que ce n’est pas bien mais ça ne me correspondait pas. Je voulais sortir un peu et ne pas être constamment au même endroit.

Quand vous êtes arrivée au JT de la RTBF, Jean-Pierre Jacqmin (le directeur de l’Information et des Sports à la RTBF) relevait votre ouverture sur le monde, qu’il présentait comme une de vos grandes qualités. La preuve que ça compte.

Je pense que dans ce métier, cette ouverture sur le monde implique aussi une ouverture d’esprit, pour comprendre que nous ne sommes pas tous pareils. Beaucoup de personnes peuvent faire des raccourcis, en croyant qu’il n’y a qu’une seule manière d’être. Il est donc extrêmement important de se rendre compte qu’il n’y a pas qu’une seule vision du monde. Puis il y a savoir et savoir. C’est autre chose de savoir en expérimentant.

L’arrivée à la RTBF

Arrivent donc ensuite les études à l’IHECS et votre victoire au prix Belgodyssée qui vous a permis d’avoir un premier contrat à la RTBF.

Pour ce concours, le thème, c’était les mariages mixtes. Quand on m’a dit ça, j’ai tout de suite pensé à la cérémonie du mariage, pas à l’union en tant que telle. Je pensais que tout le monde aurait eu cette idée et finalement, ce n’était pas du tout le cas. J’ai donc essayé pendant plusieurs semaines de trouver un couple francophone/néerlandophone. J’ai un peu galéré parce que je n’en connaissais pas et j’ai profité du timing du fait que je passais dernière. J’ai fini par trouver un couple à Wemmel par hasard, lui était anversois et elle bruxelloise.

Un enchaînement de situations qui vous a finalement permise de faire votre carrière à la RTBF donc.

Oui parce que j’ai pu avoir six mois de contrat. Ensuite, il y a eu les chroniques en radio avec Adrien Joveneau pour "Les Belges du bout du monde". J’ai fait les flashs info de nuit, puis du matin en radio, sur Vivacité, La Première, Classic 21 ou encore Pure (devenue depuis Tipik).

"Les Belges du bout du monde", vu votre goût pour les voyages, ça vous correspondait parfaitement!

C’était très chouette parce que c’était une de mes premières expériences en radio. Puis trouver chaque semaine une initiative positive, c’était cool. Au JT, on parle en général de thématiques assez sombres ou pas forcément positives sur l’étranger.

À ce que vous venez de citer comme expériences professionnelles, il faut aussi ajouter l’édition et la production pour les comptes Instagram et Facebook de RTBF Info, ou encore votre job à Notélé. Tout cela vous sert aujourd’hui pour votre job de présentatrice du JT?

Oui, clairement. Avec les flashs radio, en termes d’écriture, de ton, etc., ça m’a bien forgé parce qu’à ces niveaux-là, on n’est pas très éloignés. Avec les réseaux sociaux, il a tout ce travail éditorial qu’on retrouve dans la manière de construire notre journal. On pense au JT face caméra mais il y a aussi le travail de toute une journée, que ce soit pour moi ou pour toute l’équipe. Les trente minutes de JT, c’est le sommet de l’iceberg.

En ayant touché à la radio, aux contenus web et à la télé, vous n’avez pas de préférences entre tel ou tel média?

Ce sont des médias tellement différents, je ne vais pas dire que je préfère l’un ou l’autre. Pour revenir aux voyages, c’est comme choisir la meilleure ville que tu aies visité. Ce n’est juste pas possible. Les réalités sont si différentes, avec une diversité de tons, de timings et de codes, que ce n’est pas comparable. Mais en même temps, le but reste le même: c’est de partager. L’objectif, c’est d’être le plus accessible possible et ce qui me plaît dans ce métier, ce n’est pas tant la manière de raconter une histoire mais ce qu’on raconte.

Les premiers pas en tant que présentatrice du JT

Vous avez déjà confié que ce n’était pas un rêve d’arriver à la tête du JT et que ça vous faisait même un peu peur, même si à l’IHECS vous avez fait un test sous forme d’une présentation de JT. Qu’est-ce qui a fait que finalement, vous vous êtes lancée dans le bain?

Quand j’ai fait ça à l’IHECS en 2012, je n’aimais pas être au centre de l’image. J’étais plus réservée et pas du genre extravertie, à parler au milieu d’une grande foule. Ce test, pour lequel il fallait être volontaire, était donc un petit challenge pour moi. C’était aussi pour ne pas tourner le dos à une expérience et je n’avais pas envie de regretter ça plus tard. Quand je regarde ce JT maintenant, c’était une catastrophe, même si c’était une belle expérience.

Vous avez gardé la vidéo?

Oui, mais je ne la donnerai pas (rires). Quant au premier JT à la RTBF, ça n’a jamais été un objectif en soi de présenter le JT. Pour moi, ça paraissait être un truc que j’aurais envisagé plus tard dans ma carrière. Comme je disais, pour moi le journalisme, c’était de raconter aux gens ce qui se passe, vulgariser, etc., peu importe le média. Mais un jour ils ont ouvert les candidatures pour la présentation du JT. Ils ont demandé qui était intéressé et je me suis dit ‘Vas voir, pour juger de quoi tu es capable’.

Par défi encore donc?

Oui, c’est ça. De nouveau, sans tenter, je ne saurais pas si je suis capable. Le casting me faisait hyper peur mais en même temps, je me suis mise un coup de pied au cul, pour ne pas regretter. Puis cela permettait d’avoir cette expérience, de voir comment cela se passe au JT. Et finalement, ça a payé. Le casting était en septembre 2021 et j’ai eu la nouvelle 2-3 semaines après. J’ai été la première surprise et très contente. Puis il n’a fallu rien dire pendant quasiment deux mois.

Parce que le grand public n’a su que le 10 novembre 2021 que vous étiez choisie pour le JT.

Oui et même au travail, évidemment, tout le monde discutait de qui remplacerait Julie Morelle. Pendant ce temps-là, on doit garder le secret.

Même dans les médias, la question se posait: est-ce que ce serait Mariam Alard, Thi Diêm Quach, etc.?

Je ne savais pas du tout à ce moment-là que Thi Diêm avait apparemment passé le casting. Je ne l’ai seulement su que via la presse. J’étais au courant de rien et je savais juste que moi, j’avais postulé. Les autres, je ne savais rien. C’était entièrement secret. Je n’ai d’ailleurs jamais eu la confirmation que Thi Diêm était dans la même situation que moi.

Puis une fois que vous avez été prise, il y a eu la formation avec Laurent Mathieu et Nathalie Maleux. Mais vous dites que vous n’avez pas de modèle pour votre métier de présentatrice?

Je n’aime pas mettre quelqu’un sur un piédestal. On peut s’inspirer, repérer des petites choses, se demander pourquoi telle présentation est bien, comme le fait qu’accrocher l’attention sur tel sujet parce que c’est proche du quotidien des gens, etc. Je peux reprendre des idées, comme pour le regard, mais je ne vais jamais reprendre un modèle à 100% et me dire que je serais le copier-coller d’un tel.

À lire: Dix choses à savoir sur Mariam Alard

Durant la formation au JT, il faut revoir toute une série de points, y compris du côté du regard et de l’apparence. Pour vous, qu’est-ce qui a été plus facile ou difficile parmi tous ces défis d’apprentissage?

Je ne dirais pas que c’était plus dur mais ce qui m’a le plus interpellé, parce qu’on n’y pense pas en regardant le JT, ce sont les regards vers la caméra. Au bout d’un moment, ça devient une habitude mais il y a un an, j’aurais répondu ça. L’importance du regard qui ne doit pas être vide. Il faut toujours regarder soit la caméra, soit un interlocuteur. Ça fait un sorte de focus sur certaines choses en plateau et je sais que je ne peux pas regarder à droite ou à gauche. Quand on change de caméra en plein milieu d’un lancement, il faut aussi faire attention à regarder ses feuilles entre les deux pour ne pas avoir de décalage à l’image. Sinon en termes de réalisation, c’est moche. Même chose quand un journaliste est sur le point d’arriver en plateau, par exemple pour la clé de l’info: on entrevoit vaguement quelqu’un du coin de l’œil mais le regard ne doit pas être distrait. C’est toute une gymnastique à mettre en place, y compris pour les tenues.

Parce que pour ça aussi, on ne pense pas à l’importance des tenues.

Il faut faire de la télé donc il faut que cela serve le propos, ou plutôt cela ne doit pas le desservir. Nous ne sommes pas dans une émission de divertissement et on veut que le message prime sur l’apparence. Il faut donc s’habiller sans que les vêtements ne suscitent trop de réactions. Si les gens regardent des boucles d’oreille qui bougent un peu trop, ils n’écoutent plus ce que l’on dit.

Et tout cela, vous en aviez conscience depuis le début de votre travail au JT?

Oui, parce que je m’étais faite cette même réflexion en tant que téléspectatrice. Je recite l’exemple des boucles d’oreille parce que ça m’avait marqué lorsque je l’ai vu sur une journaliste. Du coup, je n’écoutais plus du tout ce qu’elle disait. Puis il y a aussi le fait que l’apparence peut donner ou pas l’envie d’écouter. C’est pour cela que j’ai eu une petite séance avec une styliste. Quand j’ai passé le casting, j’avais les cheveux extrêmement longs. Au quotidien, j’aimais beaucoup mais à l’image, ça donnait vraiment l’impression que je me cachais derrière mes cheveux. Aujourd’hui, je revois ces images et je me dit que ça ne va pas du tout. Je les ai donc raccourcis un peu.

 

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Un an de JT

Au fil du temps, vous avez pu vous améliorer à la présentation du JT. Depuis votre premier JT, le 10 décembre 2021, sur quels points est-ce que vous avez dû investir le plus d’efforts?

Au début, vu que j’avais moins d’expérience, j’étais moins à l’aise donc ça se sent dans mon ton, dans mes transitions. C’était un peu plus téléphoné, un peu moins fluide. Quand je revois des vidéos d’il y a un an et d’aujourd’hui, je suis contente de l’évolution parce que je me reconnais plus à l’écran. C’est plus mon style. En espérant toujours m’améliorer.

Est-ce qu’en tant que présentatrice du JT, vous avez une influence sur le contenu du journal?

L’idée n’est pas vraiment de pouvoir influencer puisque c’est un travail d’équipe. Le matin, on se dit qu’il serait bien de traiter tel ou tel sujet et chacun propose ses idées, que ce soit moi ou les autres. Puis il y a le présentateur et l’éditeur qui décident de la conduite globale du journal, où chacun des deux a autant à dire que l’autre. Cela peut paraître unilatéral alors que ce ne l’est pas du tout en réalité. Maintenant, il y a aussi des affinités différentes et nous ne sommes pas tous pareils. Il est donc normal qu’il y ait des différences en termes de réflexions. Mais il y a une ligne éditoriale que chacun suit. Ce n’est pas parce qu’on a envie de parler d’un sujet qu’on va l’imposer. C’est le fruit d’une concertation et s’il y a un doute, on demande au rédacteur en chef.

Après un an, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre boulot?

L’écriture et lire à l’antenne, dans cette perspective de rendre l’information accessible.

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La pression de la visibilité publique, vous ne la ressentez pas trop, maintenant qu’on vous reconnaît dans la rue?

Je ne m’attendais pas à ce qu’on me reconnaisse autant. J’avais lu que Laurent expliquait qu’on le reconnaissait de temps en temps mais pas tant que ça. Dans mon cas, au fil des semaines, je me rends compte que ça arrive quand même souvent (rires). Au début, ce n’était pas trop le cas. Puis plus les semaines passent et plus on me reconnaît. Mais ça ne me met pas trop de pression. Il faut juste le temps de s’y adapter. Il y a plusieurs fois des personnes qui me disent ‘Dîtes donc, vous ressemblez à la dame qui passe à la télé’. Quand je leur réponds que c’est moi, ils sont à chaque fois surpris. C’est comique à voir. Il y a aussi des gens qui me disent ‘On vous aime beaucoup’. Sur les réseaux sociaux, il y a ceux moins bienveillants de temps en temps mais très rarement.

Par rapport à la méfiance envers les médias, vous aviez justement fait votre mémoire sur le sujet "Pourquoi les journalistes sont-ils accusés de partialité?". Maintenant que vous êtes à ce poste qui est l’un des plus visibles dans le milieu du journalisme, quel regard portez-vous sur ce problème?

À l’époque de mon mémoire, j’avais déjà interrogé pas mal de journalistes sur les questions d’objectivité, de neutralité, etc. Depuis, la méfiance envers les médias s’est accentuée, par exemple lors de la crise du Covid. Mais on est tous subjectifs, parce que nous sommes humains, et c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de ce métier. Le tout quand on fait notre métier de journaliste, c’est de tendre vers une certaine neutralité tout en admettant que celle-ci ne sera jamais parfaite.

Comment récréer cette confiance du public selon vous, alors que la question doit se poser au JT au vu de son intérêt public?

Je pense que cela passe par la transparence, il n’y a pas de secret. Il faut montrer aux gens comment on travaille. C’est pour cela que la RTBF a lancé Inside. Si on ne donne pas ce genre d’informations, il est difficile pour les gens de nous comprendre et de comprendre notre quotidien au boulot.

Une question éditoriale qui se pose aussi au JT, c’est de faire des sujets proches des gens, au risque de mettre de côté des sujets comme ceux internationaux. Comment votre journal arrive à placer le curseur entre des reportages belgo-belges et internationaux, alors que vous avez justement remporté un prix pour un travail sur les discriminations envers les autochtones du Canada, une thématique lointaine en l’occurrence?

C’est un bon exemple les Amérindiens au Canada parce que la problématique est éloignée. On n’a pas vécu ça en Belgique mais cela reste des questions d’identité, de culture et donc universelles. Ce qui va faire qu’on va parler de telle ou telle thématique au JT, c’est que cela suscite un écho chez nous en tant qu’êtres humains, que ce soit sur des questions de fond ou autres. La problématique de l’assimilation des Amérindiens à la population canadienne se retrouve aussi d’une certaine façon chez nous avec d’autres nuances.

En un an de JT, est-ce que certains moments vous ont particulièrement marquée?

Le fait de couvrir une actualité forte n’était pas de tout repos. Il y a eu la guerre en Ukraine qui a commencé en février et qui était très prenante. Cela permet aussi de se faire une expérience parce qu’on a des correspondants et des envoyés spéciaux. Au début, ce n’était pas facile d’avoir des échos de ce qui se passait dans le pays et il était compliqué d’envoyer des journalistes sur place, avec les conséquences que cela peut avoir sur la conduite d’un JT. Il y avait des journaux avec des sujets qui n’étaient pas prêts au moment voulu. J’ai eu des directs qui ont sauté au bout de 20 secondes. Il m’est arrivée de commencer un journal par un sujet qui n’était pas du tout prévu au début parce qu’il y avait 4-5 problèmes comme une perte de connexion avec un correspondant. Parfois, la conduite d’un JT ne tient pas à grand-chose. Puis il y a eu aussi par exemple la mort de la reine Elizabeth II, ou la mort d’Arno. Ce ne sont pas des infos que j’ai eu à gérer en direct mais qui ont eu des conséquences sur plusieurs jours.

Comment vous envisagez l’avenir du JT de la RTBF dans un paysage médiatique qui change, à l’heure où la presse papier est en difficulté et où le journalisme web prend plus de place?

Il est difficile de tirer des plans sur la comète mais je pense que les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance et que les médias doivent s’y retrouver s’ils veulent un avenir. Le JT, c’est entre 19h et 19h30 mais entretemps, les gens ont déjà eu pas mal d’informations sur leurs téléphones.

Il faut donc se développer sur les réseaux sociaux, notamment vu les jeunes qui sont sur des applications comme Instagram et TikTok, où il faut prendre en compte les algorithmes qui leur servent pile poil ce qui correspond à leurs affinités. Je pense que le rôle du JT à ce niveau-là, où il n’y a justement pas d’algorithmes, permettra toujours aux gens d’être informés de manière plus générale que sur les réseaux sociaux où il y a un tri qui se fait. Au final, je pense que tous ces médias sont complémentaires. Il n’est pas question qu’un chasse l’autre. C’est comme à l’époque où on affirmait que la télévision allait provoquer la fin de la radio alors que celle-ci a continué à exister. Ce serait aussi une erreur de reprendre les codes des réseaux sociaux à la télé. Il faut plutôt trouver en quoi la télé se distingue des réseaux sociaux et propose ce qu’on y retrouve pas. Le tout en prenant en une difficulté supplémentaire, à savoir que les canons qui régissent les réseaux sociaux changent tout le temps. Hier, on avait beaucoup de photos. Maintenant, c’est plus de la vidéo. Il va donc falloir trouver des moyens pour informer en tenant compte de cela.

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