Lourde amende, suspension de l’émission et jusqu’à un an de prison : ce que risque Cyril Hanouna après avoir insulté le député Louis Boyard

L’animateur risque gros après les événements de jeudi soir sur C8.

Cyril Hanouna à TPMP
Cyril Hanouna à Touche pas à mon poste, le 8 mars 2022 à Boulogne-Billancourt ©BelgaImage Cyril Hanouna / TPMP *** Local Caption ***

"Espèce d’abruti", "Tocard", "Bouffon va", "T’es une merde" : l’émission Touche pas à mon poste a une nouvelle fois fait polémique ce jeudi. Lors de celle-ci, l’animateur Cyril Hanouna s’était violemment écharpé avec son invité, le député français de la LFI Louis Boyard. Ce dernier avait critiqué le patron de la chaîne C8, Vincent Bolloré, tout en reprochant à l’animateur d’avoir fait monter le racisme en faisant la promotion d’Eric Zemmour lors de sa campagne présidentielle.

À lire: "T’es une merde": Hanouna en roue libre face à un député dans TPMP (vidéo)

Des reproches qui ne sont pas passés auprès de Cyril Hanouna qui s’est énervé et a insulté le député. Des propos qui ont choqué et ont fait naître une polémique. La présidente des députés LFI Mathilde Panot a qualifié les faits de "gravissimes" et a annoncé la saisie de l’Arcom, l’Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle (l’ancien CSA).

Jusqu’à un an de prison

Vendredi, l’organe de contrôle de l’audiovisuel réagissait par communiqué au sujet de l’affaire : "Nous sommes saisis et nous allons examiner la séquence au regard des obligations de l’éditeur". Si l’Arcom estime que l’animateur a enfreint les règles en vigueur, elle pourrait infliger une lourde amende voire même suspendre l’émission.

À lire: TPMP condamné à 3 millions d’euros d’amende pour le canular homophobe

Mais selon Le Télégramme, la Justice pourrait également s’intéresser de près à cette affaire. En 2020, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, pour faire face aux insultes proférées à certains maires durant la crise du covid, avait envoyé une circulaire appelant les procureurs à considérer les insultes contre des élus comme "un outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service publique" et non comme des insultes. Au regard de la loi, un outrage peut être puni d’une amende allant jusqu’à 15 000 € voire jusqu’à un an d’emprisonnement.

De son côté, la chaîne C8 et l’animateur ont annoncé à l’AFP qu’ils ne feront aucun commentaire sur cette affaire.

Sur le même sujet
Plus d'actualité