L’Amazonie avant l’arrivée des Européens, un chapitre oublié de l’histoire de l’humanité

Qui étaient les peuples précolombiens d’Amazonie? Réponse via les récentes découvertes présentées dans ce documentaire Amazonie, les civilisations oubliées de la forêt.

AMAZONIE, LES CIVILISATIONS OUBLIEES DE LA FORET
© Arte
Diffusion le 12 novembre à 20h50 sur Arte

En 1492, alors que les Européens débarquent en Amérique, 8 à 10 millions de gens vivent dans les environs du fleuve ­Amazone. Quelques décennies plus tard, près de 95 % d’entre eux sont morts, la faute aux maladies importées de l’autre côté de l’Atlantique. Effacés de la mémoire collective, ils ne sortent de l’oubli que grâce aux ­recherches des archéologues menées depuis les années 1980.

Des découvertes qu’Arte compile pour faire le point sur ce que l’on sait d’eux. Au fur et à mesure se révèle ainsi l’énorme diversité de ces ­peuples indigènes. Les artefacts rituels dévoilent leurs multiples croyances, leurs ossements témoignent d’une espérance de vie parfois plutôt élevée (autour des 60 ans), et leurs anciens habitats ­montrent comment ils ont tissé un lien étroit avec la forêt amazonienne. Certes, on ne voit pas ici de grandes pyramides aztèques ou mayas ni d’impressionnantes cités incas. Les trouvailles restent mo­destes et parcellaires, ce qui n’aide pas le documentaire à nous offrir une vision claire de ce à quoi ressemblaient ces villes amazoniennes disparues. Le manque de fil rouge chronologique contribue à nous perdre encore un peu plus, avec des ­allers-retours dans un passé plus ou moins lointain. Notons toutefois qu’après une heure d’enquête, le documentaire a rassemblé assez d’informations pour représenter concrètement la vie des habitants à cette époque. On est stupéfait par leurs techniques agricoles très avancées, leur ”terra preta” composée notamment de charbon permettant des récoltes prolifiques malgré la présence d’un sol acide. Enfin, le gros point fort de ce docu, c’est de tordre le cou à l’idée reçue d’une Amazonie vierge de toute ­civilisation jusqu’à l’arrivée des Euro­péens. Et ça, ça a le mérite d’être ­applaudi.

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