Harcèlement scolaire : voici une technique innovante pour lutter contre ce fléau

Focus sur une stratégie novatrice (bien que sujette à débat) pour contrer le harcèlement scolaire.

harcèlement à l'école
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Diffusion le 9 novembre à 23h05 sur France 2

Pour la journée de lutte contre le harcèlement à l’école, France 2 organise une grande soirée spéciale sur cette thématique. Un événement qui débute par la diffusion d’un film de 2019, La vie scolaire, mais qui se distingue surtout par un ­documentaire inédit, lui-même suivi par un débat animé par Marie Drucker.

L’objectif de ce docu: mettre en lumière une nouvelle technique pour combattre cette violence entre jeunes. Car jusque-là, les autorités ont axé leur action sur la responsabilisation des harceleurs. Ici, le problème est pris à l’envers. Le but est d’aider les harcelés à se défendre avec des réponses basées sur l’autodérision et la repartie, afin que les harceleurs les ­laissent tranquilles. Le docu enchaîne ainsi les entretiens ­entre des enfants et une thérapeute utilisant cette stratégie, ainsi que des séances de sensibilisation au harcèlement au ­collège. L’angle est intéressant, surtout au vu de son caractère novateur.

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Malgré tout, on est dubitatif sur le bilan à en ­tirer. Certains jeunes semblent bien s’en tirer après coup, d’autres moins. La ­thérapeute avoue aussi qu’inciter les enfants à répondre à leurs agresseurs risque d’alimenter une spirale de la violence. Une dérive que le docu ne creuse étrangement pas, en se contentant seulement de la citer. On imagine pourtant que ­cela pourrait contribuer à isoler encore plus certains enfants, mais il n’en est pas fait mention. On est donc sceptique quant à l’engouement apparent du documen­tariste vis-à-vis de cette mé­thode. Il aurait gagné à présenter l’ensemble des pistes pour contrer le harcèlement scolaire, au lieu de se centrer sur le potentiel d’une seule d’entre elles. Il ne s’agit pas de dire que cette technique est à jeter, au con­traire, mais ce documentaire risque de faire oublier que le problème majeur, quoi qu’on en dise, c’est le harceleur.

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