Pourquoi les téléfilms de Noël débarquent de plus en plus tôt sur nos écrans

C’est aujourd’hui une tradition : dès la mi-octobre, les chaînes proposent chaque après-midi un ou deux téléfilms de Noël. Des productions aux scénarios sans surprise mais qui ­rencontrent leur public. Décryptage d’un phénomène.

téléfilm de Noël
© TF1

Ils arrivent de plus en plus tôt. Jusqu’il y a peu, les téléfilms de Noël débarquaient sur nos écrans vers la fin du mois de novembre. Mais aujourd’hui, c’est dès la mi-octobre et sur presque toutes les chaînes. Rien qu’en Belgique, le téléspectateur peut zapper entre Tipik, TF1, RTL-TVI, AB3 et TMC pour trouver le programme qui lui conviendra. Pourquoi un tel empressement ? Il y a évidemment un intérêt ­financier – ces productions tournées en quelques ­semaines ne coûtent pas plus cher que les autres ­fictions étrangères et rapportent davantage. Mais ­elles marquent aussi le lancement de la saison des fêtes, y compris en termes de pubs – une période particulièrement chatoyante financièrement.

Mais quels sont les standards de ces téléfilms ? Tout d’abord le nom de la fiction. Si les scénaristes se ­reposent sur des mécanismes bien huilés, la production laisse libre cours à son imagination en ce qui concerne les titres. Rien que quelques exemples ­cette semaine : Un voeu d’amour pour Noël, L’ange secret de Noël, Ensorcelée par Noël… De quoi ­échafauder les plus folles théories avant même le ­générique. Celui-ci sera assez sobre, avec souvent un bruit de clochettes et surtout quelques superbes paysages dans un décor enneigé. Pour le casting, on joue sur le sentiment de nostalgie des téléspectateurs. On y retrouve souvent des acteurs découverts dans d’anciennes séries, comme Bethany Joy Lenz, découverte dans Les frères Scott ou Mario Lopez, chouchou des fans de Sauvés par le gong.

À lire aussi : D’où viennent tous les téléfilms de Noël ?

Place ensuite au scénario. Et là, certains codes ­doivent absolument être respectés. Premier élément capital : il y aura forcément un personnage principal, au physique avantageux et qui sera forcément en couple à la fin des 90 minutes. L’héroïne (parce que c’est la plupart du temps une femme qui est au ­centre de l’intrigue) doit vivre une vie compliquée (bouleversement professionnel ou privé) avant de voir celle-ci radicalement se transformer, grâce à une rencontre.  Le retour dans le village d’enfance est aussi un quasi-indispensable et s’associe généralement à une ­rencontre, qui se transformera en romance. L’histoire prend place soit en ville, soit à la campagne mais ­sera dénuée de tous les éléments perturbateurs ­rencontrés dans la vraie vie : pas de grèves, pas de problèmes climatiques, pas de politique, pas de sexe et pas de violence. Irréaliste ? Oui, probablement, mais c’est là tout l’attrait de ces productions : on est et on reste dans un programme feelgood.

Et en streaming ?

Sur les différentes plateformes de streaming, peu de téléfilms mais quelques événements. Sur Disney+, il faudra attendre le 23 novembre pour Avalonia, l’étrange voyage, annoncé comme le Disney de Noël. De son côté, Netflix dégaine plus tôt, le 10 novembre, avec Noël tombe à pic, une comédie romantique où on découvre une héritière légèrement insupportable qui se retrouve amnésique après un accident de ski. Heureusement pour elle, elle est secourue par un gars tout simple qui vit seul avec sa fille. Vous voyez la suite ? À noter que cette comédie marque aussi le retour de Lindsay Lohan, absente des écrans depuis 2013.

Sur le même sujet
Plus d'actualité