Pourquoi les jardins “urbains” sont-ils si importants pour les Anglais?

De la capitale à la campagne, promenade dans ces jardins anglais ancestraux et vitaux.

Pourquoi les jardins “urbains” sont-ils si importants pour les Anglais?
Diffusion le 5 novembre à 20h55 sur France 5

Ah, le charme des jardins ­anglais. Quand le magazine Échappées belles porte aussi bien son nom, on n’hésite pas une seconde: on accepte la prome­nade, on ouvre grands les yeux et on s’en va se faufiler parmi les arbustes, les allées et les plantes de ces havres de quiétude où la nature règne en maître. Contre toute attente, c’est en ville que Sophie Jovillard commence par se dégourdir les jambes.

Et plus particulièrement à ­Londres, au cœur de la bouillante City, dont les immenses buildings en verre ­camouflent quelques zones de verdure très coquettes. En quoi ces jardins “urbains” sont-ils si importants pour les Anglais? Sommeillent-ils dans la capitale par simple tradition, ou ont-ils une vraie fonction? À l’heure où l’on insiste sur le fait de végétaliser nos villes afin d’apaiser les conséquences du réchauffement ­climatique, ne seraient-ils pas plus précieux que jamais?

Sophie Jovillard donne les réponses en n’oubliant pas de rappeler l’histoire de ces jardins anglais qui, dès le XVIIIe ­siècle, dans toute l’Europe, se sont mis à ­supplanter leurs concurrents de longue date, les jardins “à la française”. Ces ­derniers, méticuleusement taillés, rigoureusement agencés et maniaquement ­entretenus, ont cédé leur place à des zones de verdure plus sauvages, plus “anarchy in the UK”, à parcourir via des chemins ­sinueux traversant des bosquets d’arbres ou passant devant un petit étang, un pont, voire un kiosque.

Moins guindées, certes. Mais à l’esthétique plus élaborée qu’il n’y paraît, même si les règles ne sont pas ­apparentes. Et surtout, romantiques à souhait, comme en témoignent les nombreux jardins visités par Échappées belles, qui surgissent parfois au cœur de la campagne british, parmi l’étendue des landes. Au bout de cette balade poétique, une seule envie: filer à l’anglaise.

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