Angelyne, faux documentaire sur la première Bimbo de l’histoire

Angelyne est une mini-série efficace sur une étrange icône qui a tout appris à Paris Hilton et aux Kardashian.

Emmy Rossum dans Angelyne
© Prod.
Diffusion le 14 octobre à 20h30 sur BeSéries

Je ne suis pas une femme. Je suis une icône" , annonce-t-elle en ouverture. Mais qui est réellement Angelyne? Inspirée d’une enquête de Gary Baum (journaliste pour Hollywood Reporter), la mini-série raconte l’histoire vraie d’une mystérieuse blonde placardée sur les panneaux publicitaires à Los Angeles en 1984. Angelyne se promenait en ville dans sa Corvette rose vif. La jeune femme aux allures de Barbie pornstar signait des autographes, posait pour des photos et dansait sur le capot de sa voiture. Ce qui a contribué au mythe, c’est qu’elle est devenue célèbre sans avoir de talent particulier.

On peut dire qu’elle a été précurseure dans son domaine, bien avant Paris Hilton ou Kim Kardashian. L’énigme est aussi restée intacte car elle a toujours refusé d’évoquer son passé et l’origine de son succès. Évidemment, les rumeurs ont circulé. Comment avait-elle payé toute cette autopromotion? C’est un phénomène qui a littéralement obsédé une ville entière durant des décennies jusqu’aux révélations de Gary Baum en 2017. Aujourd’hui encore, on peut apercevoir Angelyne, septuagénaire flamboyante, se promenant à Hollywood dans le même véhicule qui a épousé ses désirs de gloire. Bien moins omniprésente qu’elle ne l’était autrefois, Angelyne reste un symbole du rêve hollywoodien. Créée par Nancy Oliver (Six Feet Under), Angelyne ne démystifie pas totalement la légende locale, incarnée avec brio par Emmy Rossum (Shameless). En partie stylisée comme un faux documentaire, la mini-série en cinq épisodes regorge de sauts dans le temps, de narrateurs peu fiables, de moments suspendus et de célébrations musicales entraînantes. La frontière entre la réalité et le fantasme est fine, et pourtant, tout le monde a envie d’y croire.

 

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