Diane de Poitiers : une ambitieuse fresque historique avec Isabelle Adjani

Isabelle Adjani rend vie à Diane de Poitiers dans une grande fresque historique. Un projet ambitieux et agréable, malgré quelques ratés.

isabelle adjani en diane de poitiers
© Prod.
Diffusion le 4 octobre à 20h35 sur La Trois

La royauté est devenue, ces dernières années, un des sujets majeurs de la fiction et les projets ne cessent de se multiplier. Dans quelques jours, Netflix mettra en ligne une mini-série consacrée à l’impératrice Sissi et promet pour le mois de novembre la cinquième saison de The Crown (dont les audiences ont augmenté de 800 % au Royaume-Uni à la suite du décès d’Elizabeth II). Pour lutter face à ces mastodontes et grignoter quelques parts d’audience, la télévision linéaire n’a d’autre choix que d’investir le domaine. Si Canal+ proposera prochainement Marie-Antoinette, France Télévisions dégaine la première et produit Diane de Poitiers, un téléfilm en deux parties diffusé en priorité sur La Trois.

Dans cette grande fresque, on plonge au cœur du XVIe et de la Renaissance et on (re)découvre le parcours d’une des plus célèbres courtisanes de l’Histoire: Diane de Poitiers. Veuve, elle revient à la Cour de France où règne François Ier. Entre rumeurs, alliances, jalousies et drames, Diane tente de maintenir son statut de favorite d’Henri II, le cadet du roi, vingt ans plus jeune qu’elle et qui finira sur le trône après la mort de son père et de son frère aîné. Un statut menacé presque en permanence, surtout lorsqu’est célébrée l’union entre Henri et Catherine de Médicis. Une histoire passionnante, tournée dans des décors spectaculaires (une partie du tournage a eu lieu dans les châteaux de la Loire) et surtout, portée par un casting incroyable. Aux côtés de Virginie Ledoyen, Hugo Becker, Samuel Labarthe, Olivier Gourmet, Gérard Depardieu (fabuleux Nostradamus), on retrouve dans le rôle-titre Isabelle Adjani, rarement vue en télévision si ce n’est dans Dix pour cent, Capitaine Marleau et La journée de la jupe. Réalisé par Josée Dayan, Diane de Poitiers a absolument tout pour plaire. Sur le papier du moins. Parce qu’après avoir visionné les deux parties du téléfilm (la seconde sera diffusée la semaine prochaine), on ne peut s’empêcher d’éprouver de la frustration. Un scénario parfois trop rapide, parfois trop lent, couplé à des scènes très sombres et des dialogues souvent malhabiles fait trop souvent passer au second plan les interprétations des personnages. Un petit bémol qui n’empêche pas un bon moment de télévision. N’est-ce pas finalement le rôle d’un téléfilm?

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