Syndrome E : oseriez-vous seulement regarder ce polar ?

Entre meurtres et drames psychologiques, plongeon dans une série trépidante et stressante : Syndrome E.

Syndrome E
© RTBF
Diffusion le 21 septembre à 20h00 sur Tipik

Si vous manquez d’adrénaline, cette nouvelle série va vous ­requinquer. Bienvenue dans le monde de Syndrome E, un thriller qui ne manque pas de piquant. Pour s’en rendre compte, il suffit d’évoquer les 20 premières minutes. S’y ­enchaînent pêle-mêle la défenestration d’un grand criminel par un flic (Vincent Elbaz) qui voit sa fille morte partout, l’enlèvement d’un enfant dans une rue de Casablanca, et une policière (Jennifer Decker) qui tire sur son collègue avec des larmes de sang sur le visage après avoir retrouvé un ami tué chez lui. ­Cerise sur le gâteau: le cadavre de ce dernier est retrouvé à la morgue… sans son cerveau. Cela vous semble un peu ­chaotique? Rassurez-vous, ce fatras se dissipe vite. Ces événements intro­duisent les différents personnages que l’on suivra tout au long de la série et qui se croiseront tôt ou tard.

Néanmoins, le ton est donné. Comme vous l’avez deviné, âmes sensibles s’abstenir parce que les nerfs des téléspectateurs sont ici bien sollicités. En croisant les mondes du policier et du drame psychologique, cette série adaptée d’un roman de Franck Thilliez (vendu à sept millions d’exemplaires) nous donne des sueurs froides. Les personnages principaux s’épouvantent ainsi devant leurs hallucinations contre lesquelles ils luttent pour enquêter sur ces affaires qui s’entre­mêlent. La tension est toujours assez ­élevée, malgré quelques blagues qui ­détendent par moments l’atmosphère. Par contre, l’immersion est assurée. Le rythme attire notre attention et ne nous lâche plus par la suite. Une histoire ­encore plus captivante quand on sait qu’elle s’inspire des enfants enlevés et torturés au Canada et de sombres expériences scientifiques. C’est sûr: dans le genre polar, on a affaire à un bon cru.

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