Exclusif s’intéresse aux Belges qui font justice eux-mêmes

Rencontre avec ces Belges qui règlent leurs problèmes eux-mêmes, faisant fi du rôle de l’État.

quand les Belges font justice eux-mêmes
© RTL-TVI
Diffusion le 20 septembre à 20h30 sur RTL-TVI

Cette semaine, Exclusif s’aventure sur un terrain miné et explosif, celui de l’autojustice. Comment le qualifier autrement? En s’intéressant à cette thématique, RTL-TVI touche à une corde sensible, l’État de droit étant un des fondements de notre société. Qu’importe! Cela n’empêche pas Christophe Deborsu de montrer ces personnes qui n’ont plus confiance dans les autorités et qui ­veulent appliquer leurs propres lois. Se succèdent ainsi une série de petits ­portraits, avec des profils et conflits très divers. Certains ont des objectifs somme toute louables si ce n’est qu’ils se mettent en danger, comme cette femme qui ­débusque les pédophiles sur Internet en se faisant passer pour un jeune. Dans bien d’autres cas, il est plus simplement question de règlements de comptes. ­Citons les litiges sur la route qui se ­terminent en agressions, les bagarres sur la voie publique, les disputes de voisi­nage, etc. Puis il y a ces justiciers autoproclamés, à l’instar des Anonymous.

Bien sûr, le sujet est délicat et Deborsu le sait très probablement. On se rassure d’ailleurs de voir un intervenant préciser dans le reportage: ”l’autojustice, ça n’existe pas”, ou plutôt ça ne devrait pas exister. Sauf que clairement, l’accent n’est pas mis sur ce genre de témoignage. Le but est de se concentrer sur ces Belges en rupture avec l’État. L’émission ­explique les raisons de leur colère (inaction de la police, lenteur des tribunaux), mais en mettant l’accent sur le côté choc de la probléma­tique, elle marche sur des œufs. En résumé, un sujet très délicat qui mérite d’être abordé, mais qui aurait dû l’être avec un œil plus ­analytique. Au lieu de cet ­enchaînement d’­exemples, on aurait ­préféré com­prendre les raisons qui font que l’État n’arrive pas à répondre aux ­attentes et préoccupations de ces ­citoyens.

Sur le même sujet
Plus d'actualité