Irma Vep, une série comme on en voit rarement

Avec Irma Vep, Olivier Assayas propose un remake en série d’un de ses anciens films, à propos du remake d’une série.

Irma Vep
© Prod.
Diffusion le 15 septembre à 20h30 sur Be1

Mira (Alicia Vikander, oscarisée pour The Danish Girl) est une actrice américaine qui vient de tourner dans un blockbuster. Alors que son agent rêve de la voir propulser en star dans un film Marvel, elle a préféré jeter son dévolu sur un petit projet français, le remake des Vampires, série muette des années 1910, réalisé par René (Vincent Macaigne), metteur en scène à la santé mentale fragile. Au fur et à mesure du tournage, Mira se perd dans son rôle…

Irma Vep (du nom du rôle principal des Vampires) est d’abord un film de 1996 dans lequel l’ex-épouse d’Olivier Assayas, Maggie Cheung jouait une version fictionnalisée d’elle-même dans le premier rôle. Le Français a décidé de remettre cette histoire au goût du jour en la transformant en minisérie de 8 épisodes pour HBO. Mais il va encore plus loin puisque cette fois, René, le réalisateur, raconte avoir déjà voulu adapter Les vampires en long-métrage avec son ex-femme, d’origine asiatique, comme héroïne…

Mais la série de 2022 peut tout à fait être appréciée par ceux qui n’auraient pas vu le film. Avec Irma Vep, Assayas montre l’envers du décor. Il emmène les spectateurs dans les coulisses d’un tournage à petit budget, l’organisation, le fonctionnement, les relations entre les acteurs et l’équipe, l’aspect marketing des choses… Le montage alterne entre extraits de la version originale muette des Vampires et celle tournée dans cette fiction. La mise en scène et la réalisation donnent énormément de naturel à la série. La caméra flotte et se balade comme dans un documentaire ou un making of. On en oublie parfois que les acteurs (dont Vincent Lacoste ou Jeanne Balibar), ­globalement tous très bons, sont en train de jouer. Une série comme on en voit rarement.

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