Ces défauts de la lutte contre les contrefaçons, de la Belgique à la Turquie

L’équipe de Michaël Miraglia s’est glissée dans la peau d’un acheteur de contrefaçons pour vérifier si elle passait sous les radars. Spoiler: le résultat est positif.

contrefaçon
© BelgaImage
Diffusion le 13 septembre à 20h30 sur RTL-TVI

Les conséquences négatives de l’achat de contrefaçons sont énormes. Chaque année, 83 milliards d’euros et 790.000 emplois seraient perdus dans l’Union européenne. Autant d’argent qui ­finance en partie des réseaux mafieux (et par effet domino, la traite d’êtres ­humains, le terrorisme…). On peut ­ainsi aisément imaginer que l’État est pleinement ­investi pour endiguer ce ­fléau en saisissant toutes ces copies. Pourtant, comme le montre Exclusif, le dispositif des forces de l’ordre est une véritable passoire.

À Istanbul (une plaque tournante du ­secteur), RTL-TVI n’a pas eu beaucoup de mal à trouver des boutiques illégales auxquelles la police locale ne prête guère attention. En Belgique, les douaniers ­contrôlent… comme ils peuvent. Car dans la pratique, difficile de tout inspecter et même quand ils repèrent des ­contrefaçons, il n’est pas rare qu’une ­certaine tolérance soit de mise. Des ­constatations déconcertantes, per­mises grâce à des caméras discrètes et à un travail d’enquête à chaque étape où les ­autorités pourraient agir pour identifier où cela coince et pourquoi. “Ce n’est pas mani­chéen, nous précise Michaël ­Miraglia. Les douaniers font ce qu’ils ­peuvent et saisir des produits contrefaits a un coût. C’est un ­enseignement de ce reportage: rien n’est ­facile. Maintenant, si nous pouvons inciter les autorités à trouver une solution, ça aura permis de faire avancer les choses. Une autre conclusion, c’est qu’il faut faire attention aux arnaques. Puis si on voit qu’on ne risque peut-être rien à la frontière, il faut rappeler que faire ces achats, c’est d’une certaine façon participer à une organisation criminelle.

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