À la folie, téléfilm coup de poing sur l’enfer d’une relation toxique

À la folie, téléfilm inédit diffusé sur RTL-TVI, a été primé au dernier Festival de la fiction télé de La Rochelle.

Marie Gillain et Alexis Michalik dans A la folie
© Prod.
Diffusion le 7 septembre à 20h30 sur RTL-TVI

C’est une banale soirée entre amis qui d’un coup vire au ­cauchemar: Anna (Marie Gillain) bondit sur Damien (Alexis Michalik), l’homme de sa vie, et le poignarde. Afin de comprendre ce coup de sang, une enquête de police est menée par Noé (Ahmed Sylla). Qui, avec l’aide d’une avocate (Nicole ­Ferroni), va questionner l’emprise psychologique du conjoint.

Une histoire inspirée de faits réels vécus par la coscénariste de la série, Éléonore Bauer. Repérée par Éric Métayer et ­Andréa ­Bescond, qui ont traité avec brio les violences sexuelles sur les enfants dans un film (Les chatouilles), la même Bauer poursuit donc sa thérapie grâce à une association avec ce tandem de réalisateurs, dans une fiction forte. Remontant le temps à travers des flash-back, le téléfilm démontre l’impact des violences psychologiques au sein d’un couple. Avec toujours ce même schéma: le coup de foudre, la phase passion et puis le cortège infernal, dénigrement, humiliation, harcèlement, manipulation et torture psycholo­gique. Un ­schéma parfois taxé de perversion ­narcissique, bien que ce vocable ne soit pas officiellement reconnu, et donc parfois galvaudé.

Mais de plus en plus souvent abordée – on songe à L’emprise en 2015, une autre fiction avec Odile Vuillemin -, la domination d’une personne sur une autre fascine. “Autour des violences conjugales, comme pour la pédocriminalité, il y a tout un sys­tème à comprendre, expliquaient il y a peu Bescond et Métayer. Ce n’est pas simple à (dé)montrer en 1 heure 45, mais une fiction peut sensibiliser certaines victimes isolées, leur faire apparaître quelques signaux. Pour nous, c’est une manière de faire évoluer la société.”

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